P.DIDDY: SUCCES LUMINEUX
P.Diddy est la preuve vivante que la soul, le Rythm and Blues et le rap font couler l’or. Orphelin, cet enfant de New York a pris la musique à bras le corps et est devenu un homme d’affaire prospère doublé d’une star dont les frasques font jaser la presse.
Ce jeune homme né le 4 novembre 1969 a régulièrement changé de nom. Au départ, alors qu’il était employé comme recruteur d'artistes chez Uptown Records, on le nommait Puff Daddy. Aujourd’hui, Sean Combs à l’état civil est devenu P. Diddy.
P. Diddy est à la base de nombreux succès pour les avoir mis au grand jour. Comptons Mary J. Blige par exemple, Notorious BIG, Boys 2 Men, Faith Evans et entre autre J-lo avec qui il entretiendra une relation suivie. En 1993, il décide de voler de ses propres ailes, il fonde sa propre maison de production : Bad Boys Records. Concours de circonstance ou coup de marketing, Puff Daddy sort son premier single I will Be Missing You en hommage à son protégé, Notorious BIG, décédé sous ses yeux de blessures par balles. Son premier album solo, No Way Out, remporte un immense succès, il est certifié cinq fois disque de platine aux Etats-Unis et au Canada. Il collabore en studio avec les plus grands, Mariah Carey, New Edition, TLC, SWV et Aretha Franklin. Bad Boys Records devient une société très importante avec 100 millions de dollars de vente d'albums en 1996.
Pour son second clash, Forever, en 1999. Une kyrielle d'artistes et de producteurs ont participé à son élaboration : R. Kelly, Jay-Z, Mage, Kelly Price, Nais, Busta Rhymes, 112 et Ron Islev le succès du jeune est fulgurant. La même année, le rappeur est mêlé à une fusillade qui éclate dans un night-club de New York. Il est inculpé de possession d'arme à feu et de subordination de témoin et est acquitté au terme de son procès. Son troisième disque, La Saga Continues, sort en octobre 2001 ensuite suivrons d’autres succès. Dans l’industrie vestimentaire, l’artiste possède sa propre marque dont les pubs sont presque toujours une occasion de folie.
YOUSSOU N'DOUR: POURQUOI PAS PLANETAIRE ?
Youssou N'Dour est une vraie star de la musique africaine. A force de travail l’enfant de la Médina a pu gravir plusieurs échelons. C’est sa capitale préférée Dakar qu’il a choisi comme base arrière. Ce qui n’est en rien un obstacle à sa conquête du monde…
C'est pendant un périple mondial en 88 avec des stars comme Sting, Peter Gabriel ou Tracy Chapman que Youssou N'Dour met le pied dans la cour des grands. Les concerts sont donnés au profit d'Amnesty International. Cette aventure dans laquelle il s'est engagé sans vraiment se rendre compte de l'impact a changé son image. D’icône nationale, il est passé à la star planétaire. Youssou N'dour est né le 1er octobre 1959 à Dakar au Sénégal. Il est d’origine modeste. Son père est ouvrier, sa mère est griotte. Le véritable déclic et son faible pour la musique se dévoilent alors qu'il a 13 ans. Ayant convaincu son père de sa vocation, Youssou intègre l'Institut des Arts de Dakar. L’aventure de la future star sur le marché du disque démarre autour des années 80 avec le tube Xalis. En 81, Youssou quitte son groupe les Etoiles de Dakar pour en reformer un autre, le Super Etoile. Tout lui réussit. Il chante la vie quotidienne, l'amitié, ou les fêtes religieuses. Mais sa grande réussite semble être l'invention d'une nouvelle danse qui fait fureur dans les clubs de la capitale sénégalaise, le ventilateur. A 24 ans, le jeune homme est déjà un homme d'affaire avisé, à la tête d'une véritable entreprise qui emploie musiciens, managers, secrétaires … Il est aussi propriétaire du Thiossane, le club où le Super Etoile se produit quand il n'est pas en tournée. Avec sa participation au disque Tam Tam pour l'Ethiopie, à l'initiative de Manu Dibango, pour le soutien à la lutte contre la famine dans ce pays. You, idole au Sénégal devient un véritable ambassadeur de la musique africaine et va défendre ses couleurs jusque de l'autre côté de l'Atlantique, aux Etats-Unis et au Canada. Le succès est à nouveau au rendez-vous et des journaux comme le magazine américain Time ne tarissent pas d'éloge devant la performance de l’artiste. Rencontré pour la première fois en 84, Peter Gabriel devient vite un ami de Youssou. Il fera d'ailleurs la première partie de sa tournée américaine avec deux dates mémorables au Madison Square Garden de New York en 87. Sur la lancée, ils font le tour de l'Europe suivant le même principe. En 1989, Youssou sort son premier disque pour le marché international. Signé chez Virgin. Si dans l'univers de la world music, les échos sont extrêmement favorables, les ventes de disques semblent insuffisantes pour le label Virgin qui en avril 91, décide de ne pas renouveler le contrat de Youssou N'Dour. A l'occasion d'un show-hommage à Nelson Mandela à Dakar en 91, l'artiste invite Spike Lee, réalisateur noir-américain. Youssou estime que sa musique tarde à s'imposer à l'étranger. Pourtant avec Seven Seconds chanté en duo avec Neneh Cherry, il se fait plus largement connaître du grand public. Véritable carton commercial à travers le monde 1.500.000 exemplaires vendus. Autre événement est sans conteste, la participation de Youssou N'dour à la Coupe du Monde 98 de football en France. Le titre la Cour des grands avec la chanteuse belge Axelle Red est retenu comme hymne par Michel Platini. Chanteur et musicien remarquable, homme d'affaire avisé, la star sénégalaise produit d'autres artistes comme Cheikh Lô. Toujours basé dans la capitale sénégalaise, le musicien tient à ses sources. Marié depuis 1990, il est un bon père qui s’occupe de sa petite famille.
PRINCESS’ LOVER: SON ZOUK EST SEDUISANT
Après un premier passage inoubliable à Abidjan, il y a quelques années, Princess’ Lover remet le couvert le 3 février pour la seconde fois. Elle sera en spectacle inédit pour le bonheur de ses fans et grâce à une marque très connue.
Au fil du temps la jeune Martiniquaise a pris du coffre grâce a des collaborations avec des noms connus de la musique antillaise. En plus de son talent de compositrice, elle n hésite
pas à se mettre à la disposition de ses consoeurs qui la sollicitent. Mais en même temps, elle arrive à gérer son timing: « J’essaie de ne pas trop me disperser car plusieurs me sollicitent effectivement pour écrire. ». Au départ d’une carrière en pleine ascension, Nicole Néret alias Princess’ Lover travaille avec son frère Master MX. La jeune antillaises a 14 ans quand elle arpente les premières scènes dans son île natale. Sa popularité grimpe dans les hits; son talent aussi. C’est alors qu’en 1998 elle part pour Paris où elle aiguisera ses qualités à l’école d’Alice Dona. Princess’ Lover est une travailleuse acharnée; elle figure depuis 1993 sur pas moins d’une quinzaine de compilations. Cette jeune battante a aussi travaillé sur plusieurs singles.
En 2002, en duo avec Perle Lama, Princess’ Lover réalise l’album à succès Je Sais. Une sorte de prémisse à son premier album solo Juste Moi part sorti en 2003.
Avec ses nombreuses participations avec des artistes comme Sonia Dersion, Jocelyne Labylle, Ali Angel, Frédéric Wurtz, elle a pu se faire un nom, une réputation et une solide carrière grâce à son talent. La princesse des hits a vendu plus de 70.000 albums…
KAJEEM: TOUJOURS INFATIGABLE
Acteur de la scène hip hop, rap, reggae ivoirienne, Kajeem a conquit les cœurs de son Abidjan natal. Il fait son petit bonhomme de chemin dans le monde entre la scène Suisse et Européenne en générale.
En 1993 Kajeem adhère au Mouvement Universitaire du Rap (MUR). Il devient le toaster attitré du mouvement avec lequel il écume les scènes abidjanaises. Artiste militant, Kajeem exprime le déchirement de son pays et les maux de notre société. Kajeem est à l’état civil Kouadio Guillaume et a l’avantage de chanter dans plusieurs langues. A 38 ans, l’artiste membre d’honneur de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire a mis sur le marché trois albums chantés chaque fois en français, anglais, espagnol et dans sa langue maternelle, le baoulé. La portée universelle de ses textes engagés créés une certaine polémique dans la presse de son pays où on a du mal à l’étiqueter rasta ou hip hop. Cependant, son appartenance à une génération consciente fait l’unanimité. La musique de Kajeem conjugue savamment le reggae afro et la chaleur revendicative du rap. Révélation hip-hop 1999 à Abidjan, Kajeem entre sur le marché international avec La Voix du Ciel, album, sorti en Afrique deux ans plutôt mais distribué en Europe à partir de 2002. Au niveau national Kajeem est une valeur sûre. A l’étranger, Kajeem a laissé les traces de prestation appréciées dont l’Exposition Universelle Hannover 2000 en Allemagne, Le Montreux Jazz Festival et Expo 02 en Suisse, le Forum Culturel Barcelona 2004 en Espagne… Top d’Or meilleur artiste reggae et nommé en 2004. Kajeem, tout en marquant de son empreinte les scènes européennes, reste très actif dans les milieux humanitaires. Il a aussi assuré la direction artistique de L’Homme, Remède pour l’Homme, album interprété par des artistes africains pour le compte du CICR et a signé la musique pour la campagne du Téléfood pour le FAO.
SEAN PAUL: GENTLEMAN TOASTER
Ancien passionné de water polo, le jamaïcain Sean Paul est un élève d’une école de commerce réputée. Il est diplômé en technologie et c’est finalement la musique Dance hall qui révèle Sean Paul comme une star. Il est né à Kingston le 8 janvier 1975. Son père est Juif portugais. Sa mère est une métisse de noire, de chinois et de blanc.
Il s'est inspiré de deux artistes à ses débuts: le mythique Bob Marley et le sulfureux Shabba Ranks. Dans les quartiers de la banlieue nord de Kingston, Sean Paul a passé une enfance bourgeoise. Son premier single Baby Girl en 1996 connaît le succès quasi instantané à Kingston et dans toute la Jamaïque. Mais c’est aux États-Unis que l'album, Stage One sorti en 2000, que Sean Paul se fera connaître dans le monde. Mélangeant reggae, dance hall et hip hop dans ses duos avec des rappeurs et son style original plait. Sa musique est teinte de Reggae et de toastes saccadés. Dans ses albums, on retrouve les plus grands producteurs de Dance hall jamaïcaine ce qui est une autre garantie de succès auprès des jeunes. Sean Paul, le long de sa carrière a notamment enregistré des duos à succès avec Beyoncé et des pointures abonnées aux charts. La particularité de Sean Paul est son accent jamaïcain et son timbre de voix. Mais cela est juste un style que l’homme aux nattes se donne. En effet, il parle très bien l'anglais, sans aucun accent, mais depuis qu'il est la star dance hall, Sean a délaissé son anglais parfait ... pour adopter cet accent particulier de wood boy ! Sean paul jusqu'ici a réalisé la plus grande partie de ses featurings avec des artistes américains. C'est ce qui fait que l'artiste est plus apprécié à l'étranger, et notamment aux Etats Unis, plutôt qu'en Jamaique son pays natal.
TURAY MEDERIC: IL A QUELQUE CHOSE
A l’état civil Turay Mederic est Touré Mohamed Oumar mederic wenceslas. Il est né le 28 septembre 1979 à Abidjan. À l’age de 4 ans, il part aux Etats unis et revient en Afrique à l’age de 16 ans.
Michael Jakson et Usher Rayman sans oublier Tupac Shakur sont ces idoles et dans son style musical et son feeling se retrouvent chacune de ces trois superstars
Aux Etats unis Turay participe aux concerts inter - écoles à magruders hight school et aux Rochambeau hight school et autres…
Il profite de son séjour pour faire certains titres tels que « turay et fealing all alone ».
De retour à Abidjan il écrit les autres titres et sort son album en 2003.
« J’aime surtout la manière de développer les thèmes avec les rimes et la mélodie » dit-il quand on lui demande ce qu’il pense du rap. « Si je n’étais pas artiste je serais avocat ou architecte » ajoute t-il.
Dans sa campagne pour le hip hop Turay ne dort pas sur ces lauriers, il participe à plusieurs sound system à Abidjan comme à l’intérieur du pays. Il se lance aussi dans la participation aux concerts tel celui des 10 ans du groupe MAM avec à l’affiche, Singuila, Tonton david, et plusieurs ministres du mouvement hip hop comme lui en Côte d’Ivoire. Ce qui le conduit à une nomination en 2005 dans la catégorie meilleur artiste rap au top d’or en Côte d’Ivoire.
En 2006 lors de la soirée des EBONY (cérémonie annuelle de récompense des journalistes) en Côte d’Ivoire, Mederic a été choisi pour interpréter à la place de Singuila, la chanson Anita avec Papa Wemba. Même le grand couturier Ciss St Moïse n’est pas resté indifférent à son charme, il a donc décidé de l’habiller le jour de cette soirée.
Il y a aussi le grand concert de la MEGA ZOUK PARTY avec Thierry Cham, Sly, et plusieurs artistes zouk où Turay était aussi à l’affiche.
Mederic sort son deuxième album avec de la sauce coupé décallé « c'est-à-dire le mélange coupé décallé et rap » avec son collègue et ami Allan Dj. Il intitule son titre Coupé Mauvais d’où le nom de son album dans lequel figure aussi des titres de son premier album. Un titre qui a installé son clip en boucle sur la chaîne MTV base africa.
Comme l’a dit l’autorité du showbiz ivoirien, Mederic est un passionné d’art, il crée de nombreuses œuvres d’art appréciées par les connaisseurs et même les non connaisseurs, ne serait ce que par la beauté et l’amour qu’on ressent rien qu’à les admirer.
Comment commence son histoire d’amour de l’art ?
Mederic reproduisait surtout au départ les personnages de dessins animés tels que Picsou, Roger Rabit, Bugs Bunny etc.…
En 1995, sa passion prend le dessus et il décide d’arrêter l’école pour une école artistique aux beaux arts, il finit et sort en 1999.
Il participe à plusieurs activités telles que les campagnes de lutte contre le sida à l’occasion desquelles il a dû jouer le rôle d’acteur principal dans une publicité dans la lutte contre le sida.
FELA: IL A TOUT BOULEVERSE
Fela a marqué son temps.
Saxophoniste émérite il a fait connaître
l’afro beat. Fela Kuti c’est aussi
le président de la république de Kalakuta.
Epoux d’un harem , et le père d’une
fructueuse tribu… Fela dérangeait.
Nous sommes au début des années
1970. La guerre du Biafra s’achève et le Nigeria
se découvre une nouvelle star. Chanteur, saxophoniste,
chef d'orchestre et homme politique nigérian, homme
à femme, Fela c’était tout ça...
Né en 1938 à Abeokuta il a tiré
sa révérence en 1997. Musicien de génie,
Fela mélange le jazz et la soul aux rythmes de son
terroir, le ju-ju et le high-life dans
un cocktail qu’on nommera afro-beat. Grâce
à des tubes comme Shakara, Zombie, Lady, No agreement...Sa popularité
s’étend bientôt au-delà même
des frontières du Nigeria. Fela utilise sa musique
comme une arme. Redoutables, ses textes engagés font
trembler. Il chante en pidgin, anglais populaire
et déformé, suggère au Black, de conquérir
sa liberté. A l’état civil, Fela
Hildegart Ransome est d’ethnie Yoruba.
La star a grandit dans une famille bourgeoise entre son
père, le pasteur Ransome-Kuti, qui l’initie
très tôt au piano, et sa mère Funmilayo
Ransome-Kuti, nationaliste activiste de l’époque.
Au lieu d'étudier la médecine comme ses deux
frères avant lui, à Londres Fela choisit la
musique. Marié à une jeune métisse
nigériano-américaine, Remilekun Taylor et future mère de son fils Femi, il rencontre Sandra Smith, une militante noire des Black
Panthers à l’occasion d’une tournée
aux États-Unis et convaincu des idées de Malcolm
X, l’homme change ses orientations. Le nom de
son groupe devient Viva Africa 70,
Il se convertit à l'animisme et se métamorphose
en Anikulapo patronyme qui signifie celui qui porte la mort dans sa gibecière qu’il rajoute à Kuti dont le sens est qui ne peut être tué par
la main de l'homme. Au mois de Janvier 1977, il se
tient à Lagos le Festival des arts nègres.
Fela boycotte l’évènement, pour au contraire
s’offrir une série de concerts gratuits. Les
journalistes et les artistes présents dans la capitale
nigériane n’ont de choix que de remarquer ce
rebelle qui critique vertement un pouvoir militaire corrompu.
Après plusieurs démêlés politiques
entrecoupés d’années de prison, il s’éloigne
peu à peu des scènes publiques. Il ne pratique
plus la juju music que dans sa boîte privée,
le Shrine. En ce moment là les choses ont
déjà changées, Fela est affaibli par
le Sida. Moins bouillant qu’à l’époque
le maître tire sa révérence le 2 août
1997, après quatre jours de deuil national, la méga
star est conduite en terre accompagnée de près
d’un million de fans. Il a souhaité reposer
à son domicile de Gbemisola, Ikedja à côté de la tombe de sa mère, Funmilayo Ransome Kuti.
KHADJA NIN: ELLE A
VECU UN DRAME
Khadja Nin est née le 27 juin
1959 au Burundi. Son père est diplomate. Cadette
d'une famille de huit enfants, elle pratique très
tôt le chant et la musique comme la plupart d'entre
eux. Elle grandit à Bujumbura où elle devient
dès l'âge de sept ans une des principales voix
de la chorale de son école et de la cathédrale
de la ville.
Elle monte son premier vrai
groupe en 1973 avant de partir étudier à Kinshasa
(Zaïre) en 1975. Après un mariage en 1978, elle
s'installe définitivement en Belgique en 1980 avec
son fils de deux ans et son mari. Ce dernier décède
peu de temps après.
Après quelques emplois de choriste, elle rencontre
son producteur, le guitariste Nicolas Fiszman en 1985. Avec
lui, elle écrit une vingtaine de titres. Après
avoir signé en 1991 avec BMG, un premier album voit
le jour en 1992. Entièrement en swahili (principale
langue parlée en Afrique de l'est), ces douze premiers
titres mêlent avec mélancolie des thèmes
brésiliens, afro-cubains et africains ainsi qu'un
peu de rock.
Khadja Nin décrit elle-même sa musique comme
de "la musique ni blanche ni noire, mais café
au lait". En 1996, dans son deuxième album Y
a Pili, le titre Sambolera est consacré tube de l'été
par la chaîne de télévision française
TF1 qui diffuse plusieurs fois par jour le clip. Les ventes
explosent, et le troisième album sorti dans la foulée
avec onze titres anciens et nouveaux, est double Disque
d'or deux mois après le début de la campagne
de promotion (200.000 albums vendus). Khadja Nin considère
"comme une vraie chance pour un artiste africain ce
choix de TF1". Désormais, la chanteuse vit à
Monaco. Après des tentatives avortées de retourner
vivre dans son pays, elle espère toujours que ce
jour arrive.
JAMES
BROWN: IL A MARQUE SON
TEMPS
James Brown est décédé dans
la nuit du 24 au 25 décembre dernier à Atlanta
en Georgie. Il a succombé des suites d’une
pneumonie. L’artiste était un précurseur
et il a marqué son temps.
Lui et la musique
Sa rencontre avec Bobby Byrd, un autre turbulent
garçon dont il avait fait la connaissance lors de
son séjour carcéral, déterminera son
choix pour la musique. A leur libération, il intègre
son groupe nommé Avon. Mais très
tôt, Brown supplante tout le monde grâce à
ses qualités de chanteur et rebaptise l’orchestre The Famous Flame. Ils se produisent dans tout le
Sud des Etats-Unis. Puis en 1956, ils connaissent leur tout
premier succès avec le hit Please, Please qui se vend à 1million d’exemplaires.
Lui et ses succès
Il faudra deux ans après pour renouer encore avec
le succès. Et cette fois-ci de façon constante
:"Try Me" en 1958, les positionne en
tête de classement des titres Rythm and Blues.
Suivi de I’ll Go Crazy, l’année
suivante puis Bewildered en1960.
Mais il faut noter que les années 60 seront marqués
chez James par le recrutement de musiciens et arrangeurs
de jazz pour leur performance afin de se doter d’un
orchestre de professionnels. Cela va lui permettre de redéfinir
son style musical et de créer la soul music et d’en être le maître incontesté.
Avec ces nouveaux éléments, il forme un groupe
nommé JB’s avec lequel, il sort des
tubes comme Sex Machine.
Lui et la justice
En 1988, il est arrêté pour excès de
vitesse. Ensuite il est emprisonné pour port d’arme.
Il est condamné à une peine de six ans commuée
à trois ans. A sa sortie, il alterne les cures de
désintoxication avec les arrestations pour possession
de drogue et violences conjugales. James a été
marié quatre fois et il a six enfants. Aujourd’hui,
il fait partie des artistes américains qui ont leurs
empreintes sur le célèbre Boulevard d’Hollywood.
En 2001, il a sorti, Doing The James Brown, un
album d’hommage, où l’on retrouve des
voix telles que celles de Otis Redding, Aretha
Franklin.
Il n’y a pas longtemps, il a enregistré une
chanson They don’t want music avec le groupe Black Eyed Peas sur leur album Monkey business.
Sa discographie
James Brown a produit une cinquantaine d’albums et
des coffrets en or pendant sa carrière artistique.
Voici les plus célèbres.
1959: Please, Please,
1965: Papa’s got a brand new bag
1966: It’s man’s man’s world
1968: Say it loud, I’m proud and I’m black
1970: Sex machine
1973: Black Caesar
1974: Payback
1981: The best of James Brown
1966-1969-1984: The James Brown story
1970-1973-1984: Doing it to death-The James Brown story
1991: Star time
1993: Funky President
1995: Live at Apollo
1996: JB40: 40th anniversary
1997: On stage
Lui et le cinema
Il s’était essayé au cinéma et
avait réussi à laisser des traces.
Quelques célèbres films.
1945 : Amertume en Birmanie
1950 : Montana
1969 : Sam’Song
1980 : The Soul Brothers
1986 : Rocky IV
1997 : When we were Kings
2002 : The Smocking
2003 : Opération funky
CESARIA
EVORA: A
65 ANS, TOUJOURS INFATIGABLE
L'impératrice des musiques
cap-verdiennes, Cesario Evora a un destin exceptionnel.
Ses amis l’appellent affectueusement Cize,
aujourd'hui l'une des voix noires les plus célèbres
au monde.
Portrait d’une diva.
Cesaria est née le 27 août 1941 à Mindelo, petite ville commerçante de Sao
Vicente, l'une des îles du Cap-Vert.
Sa mère alors cuisinière guide ses premiers
pas sur les chemins de la vie. A l'âge de sept ans,
son père musicien violoniste disparaît prématurément,
terrassé par l'alcool. Sa mère la confie à
un orphelinat, où Cesaria apprend à chanter
dans une chorale qu'elle quitte à l'âge de
13 ans. Trois ans plus tard, elle fait la rencontre d'Eduardo son premier grand amour, un marin qui après Gregorio
Gonsalves, lui apprend l'art précieux de l'interprétation
des coladeras et des mornas anciennes.
Adolescente, elle prend conscience de la mesure de son talent
d'interprète pour quelques escudos (la monnaie
de son pays) et verres d'alcool que très vite, elle
agrémente d'un flot de fumée que distillent
les cigarettes du pays. Cize peaufine son art !
Dans la rue, elle côtoie les musiciens de son quartier,
elle prend goût à la vie d'artiste.
Mais découragée par la vie dure d'artiste,
elle décide de mettre un terme à sa carrière.
Elle décroche près de 10 années sombres,
pendant lesquelles elle rumine amèrement le tourbillon
de ses tourments d'amour avec les hommes. L'alcool devient
alors pour elle l'allié, complice d'une vie vouée
à une tragique destinée.
En 1985, elle rencontre José Da Silva, celui
qui deviendra bientôt son mentor et producteur attitré.
Au printemps 2000, alors que son album Café Atlantico atteint les 150.000 exemplaires vendus, la chanteuse capverdienne
s'envole pour une tournée internationale de grande
ampleur. L'Amérique latine, l'Europe du Nord, de
l'est, le Moyen-Orient, les Etats-Unis, le Canada, peu de
monde échappera à la voix désormais
célèbre de Cesaria.
Cette année 2006, Cizé a tourné
et fait des heureux dans tous les pays qu’elle a visités.
Avec des millions d’albums vendus, elle honore l’Afrique.
C’est une vrai diva aux pieds nus.
MISSY
ELIOT: UNE RAPPEUSE DE
FOND
Melissa Elliott dite Missy est née en Virginie, à Portsmouth le 1er juillet 1971. Jeune fille unique
d’origine modeste, elle admirait de grandes icônes
de la musique comme Michael Jackson ou Diana
Ross.
C’est par la musique qu’elle voulait s’en
sortir. Elle forme avec trois de ses amies, le groupe Fay
Z qui deviendra R&B Sista. En collaboration
avec Tim Mosley alias Timbaland, elle
participe à l'écriture de nombreux albums
de Jodeci. Missy Elliott produit avec son ami Timbaland
son premier opus Supa Dupa Fly qui entre directement troisième des charts US. L'album
fait sensation. Du coup ses finances sont renforcées,
Missy Elliott co-produit les albums de Whitney Houston, 702 et remixe des morceaux de Janet Jackson.
En 1999, elle sort Da Real World,
dont le single All My Grill lui
ouvre les portes de l'Europe avec le remix en duo avec MC Solaar. Missy est une véritable fortune. En dessous d’un marketing
bien huilé avec Adidas, la star affirme
sa préférence pour la légendaire marque
aux trois bandes. Hors des caméras Missy cultive
en reine du rap, un ego de mammouth, elle est très
remarquée pour ses tenues personnalisées.
Dernièrement la chanteuse s’est offerte une
prestigieuse voiture sport personnalisée d’origine
italienne. Sa carrière marche bien et elle produit
de jeunes artistes. Elle est comptée parmi les plus
grosses fortunes du hip hop du monde. Melissa Arnette
Elliott alias Missy a réussi en quelques
années à devenir une référence
pour la jeunesse américaine.
ZAO: IL PIQUE ET PIQUE !
En 1982 Casimir Zoba plus connu sous le pseudonyme de Zao est déclaré lauréat du concours Découvertes rfi. Le titre sorcier ensorcelé marque les esprits et c’est le début de sa carrière musicale. De 1982 à 2006 Zao a connu sa période faste et sa période de galère. A 53 ans il se défini comme un artiste spécial de la galaxie musicale Congolaise. En effet son style humoristique est tiré des légendes et des contes africains. Au Cameroun, on le comparerait à Francis Bebey. Sa carrière est donc lancée en 1982 avec le concours Découverte rfi. Son titre sorcier ensorcelé rafle le premier prix. L’année qui suit, il sort le titre corbillard. Avec ce titre, il remporte le Prix de la chanson au festival des musiques d’Afrique centrale. En 1984 il produit son premier album qu’il baptise Ancien combattant. Cette chanson fait le tour du monde et le révèle surtout à la zone francophone.
C’est la période de la grande inspiration. Il multiplie
les albums. 1987 : Soulard, 1988 : Moustique,
1989 : Patron.
Son succès est total. Il produit même de jeunes artistes.
Mais il ne gère pas sa carrière comme un professionnel
malgré sa générosité. C’est la
période de galère : « J’ai connu un
passage à vide, parce que j’ai croisé des gens
pas gentils. Ceux avec qui j’ai travaillé mon roulé.
Le bilan de mes albums à succès. J’ai été
victime du piratage et j’ai perdu beaucoup d’argent».
En 2000, il tente un retour avec l’album Renaissance qui n’obtient pas de succès. Il refait surface cette
année avec l’Aiguille un album de douze titres
produit par José da Silva le producteur de Césaria
Evora et de Bonga.
VOUS AVEZ DIT SONORITES AFRICAINES
?
Raymond Lema A'nsi Nzinga dit
Ray Lema est considéré comme un artiste
d’expériences. Il est congolais (RDC) et
est né le 30 mars 1946. Enfant du séminaire
baptiste, Ray Lema a commencé par apprendre la
musique classique et s’est offert un détour
par le rock.
A 24 ans il avait déjà un
sérieux back grounds musical derrière lui.
Il intègre un groupe rock, éminemment populaire,
les Yss Boys. Quand la formation se sépare
en 1972, Ray le bosseur, récolte tout ce qu'il
peut trouver comme sons, musiques, danses ou chants pour
travailler. L’ethnomusicologue répertorie
alors les multiple sources musicales à travers
l'ex-Zaïre. Fructueuse expérience, il monte et
de dirige en 1974 un ballet d'une centaine d'artistes, le Ballet national du Zaïre. Grâce
à la fondation Rockfeller, Ray Lema part aux USA. Il
épouse une américaine, et Il y enregistre à
la Nouvelle-Orléans son tout premier disque en solo, Koteja. Au début des années
80, Ray quitte les Etats-Unis destination la Belgique, puis
définitivement la France pour ne plus retourner au
Zaïre. Il débarque plus tard à Abidjan
la capitale ivoirienne. En 1983 sort Kinshasa-Washington
DC-Paris, le résumé de parcours. Tradition,
reggae, Rumba-rock, funk, cet album est éclectique
et le départ d'une carrière internationale.
Lema compose aussi pour le cinéma, il signe toute la
bande sonore du film Black Mic Mac. Ray Lema ne connaît
pas les frontières il passe d’un univers à
l’autre. 2003, le voici au Théâtre en compagnie
du metteur en scène Jean-Louis Matinelli.
Il est reconnu Grand Prix de la Critique, Meilleur compositeur de Musique de Scène.
Raymond Lema A'nsi Nzinga est aussi maîtres des pratiques
musicales.
WES
MADIKO: LA MACHINE L’A
BROYE
En 1996 il débarque
sans prévenir sur les ondes des grandes chaînes
de télé en Europe. Avec sa sansa,
son style atypique et sa voix mieileuse, il séduit.
Son single Awa Awa se
vend à des millions d’exemplaires. Un véritable
exploit pour ce jeune camerounais. Malheureusement son
succès n’a été qu’un
feu de paille… la machine du showbiz l’a broyé
et rangé aux oubliettes.
Les années 90 ont assurément
été marquées par ce tube d’été. Awa Awa était sur toutes les lèvres
en Europe et en France particulièrement. Wes Madiko
et son style mi-moderne, mi-traditionnel baptisé Sansa séduisait le monde entier. Cette collaboration entre
lui et Michel sanchez, le producteur du célèbre
groupe Deep Forest a donné ce fabuleux titre. A l’époque
il se définissait comme « Un griot moderne
qui a grandi au village entouré des anciens. C’est
mon grand-père qui m’a transmis mon savoir. C’est
lui qui m’a initié et qui a fait de moi ce griot
qui perpétue la tradition orale ».
Grâce à Wes le regard des blancs sur la musique
a changé mais le jeune a été proprement
exploité. Sa musique a été désorientée
et utilisée dans un but strictement commercial. Rien
que cela ! Lui qui croyait faire bouger les choses et se faire
entendre en signant avec de grosses boîtes et de grandes
chaînes de télévisions. La désillusion
a été totale quand après l’été
1996 et les débuts de l’année 97, son
histoire n’était qu’un lointain souvenir
pour ceux-là même qui l’avaient mis au
sommet de la hiérarchie musicale européenne.
Aujourd’hui l’artiste n’est que l’ombre
de lui même. Plus de Wes…..
C’est comme cela que les gros chèques et la world
music enterrent certains artistes africains.
MEIWAY, UN
TALENTUEUX GENIE!
Monsieur Zoblazo ! Le Génie
de Bassam ou de Kpkalezo! Meiway est le roi des pistes
de danses africaines et avec son Zoblazo, rythme issu
du Sud de la Côte d'Ivoire, il a créé
un style qu'il décline tout au long de sa carrière.
De 200 % à 800% zoblazo, presque
quinze années se sont écoulées, mais
Meiway est éternel. Frédéric Désiré
Ehui est né le 17 mars 1962 à Grand-Bassam,
ville côtière située à l'est
d'Abidjan.Son père, agent commercial dans une entreprise
locale, est un accordéoniste amateur et sa mère
chante souvent au sein de sa paroisse catholique. Tous
les deux font aussi partie de plusieurs groupes locaux.
Tout naturellement, Frédéric commence à
chanter à l'église vers l'âge de 9
ans jusqu'à 16 ans. Meiway continue à vivre
dans sa famille. Jusqu'au jour où il décide
de tenter sa chance en France et d'y approfondir ses connaissances
musicales. C'est ainsi qu'il débarque à
Paris en 1985. Assez vite, il monte un nouveau groupe,
Défense d'Ivoire, avec des musiciens africains,
algériens et français. Ils décrochent
le prix du club parisien l'Excalibur
et font une petite carrière dans la capitale.
En dépit de son succès avec le groupe Défense
d'Ivoire, Meiway travaille dans une station service
pour assurer ses fins de mois. Il en devient gérant
et peut ainsi économiser. De fil en aiguille et
un prêt bancaire à l'appui, il arrive à
financer son tout premier album, Ayibebou,
qui sort en 1989. Le succès est immédiat
dans toute l'Afrique francophone. Meiway revient donc
sur sa terre natale en vedette avec son groupe Zo Gang.
Ensemble, ils tournent dans toute la Côte d'Ivoire,
au Bénin, Burkina Faso, Ghana et Togo, entre autres.
Ce disque lui vaut la récompense du meilleur
chanteur de Côte d'Ivoire en 1990. Cette synthèse
musicale inédite est habillée de sons modernes
et se danse avec un mouchoir blanc en signe de joie et
de pureté. Avec le deuxième album en 1991,
200% Zoblazo, le style du même
nom prend résolument forme. Meiway devient une
superstar. Cette fois, il est une vedette et ses tournées
sillonnent l'Europe et le Canada. Le jeune Ivoirien se
rapproche de son rêve suprême, soit chanter
aux Etats-Unis.
Désormais, avec une grande régularité
dans leur titre et dans leur fréquence (et dans
leur succès), ses albums sortent tous les deux
ans. En 1993, c'est Jamais 203 - 300% Zoblazo.
A cette époque, Meiway crée son fan club
et son propre management. Il contrôle son image.
La machine est huilée et fructueuse. Il est de
loin, l'artiste le plus en vue de Côte d'Ivoire
(avec Alpha Blondy dans un tout autre genre).
En 1995, sort Appolo 95 (400%
Zoblazo), titre inspiré du nom de
son ethnie.
Les génies vous parlent - 500%
Zoblazo sort en 1997. Toujours plus zoblazo,
le style Meiway puise comme d'habitude dans les styles
du sud de la Côte d'Ivoire
Dans l'album suivant, Hold Up,
qui paraît en 1998, Meiway est secondé par
son orchestre Zo Gang. Un an plus tard, à l'automne
2000, l'Ivoirien refait surface avec un nouvel album,
Extraterrestre, qui célèbre
à sa façon ses 10 ans de carrière.
Puis, exploitant un filon décidément porteur,
Meiway sort fin 2001 un… 700% Zoblazo.
L'album, très dansant, reprend cependant deux anciens
titres (200% Zoblazo et M'mpapa). En 2004 sans surprise,
800% zoblazo démarre
le huitième album de Meiway, Golgotha.
L’Ivoirien creuse son sillon sans relâche
avec des invités prestigieux, Lokua Kanza,
Kodjo Antui, Koffi Olomidé, et
des clins d’œil aux danses à la mode
en Côte d’Ivoire, le prudencia et
le coupé décalé.
MENELIK, L'AVENIR
PASSE PAR LUI
Albert Tjamag naît à
Yaoundé au Cameroun le 10 septembre 1970. Son père,
journaliste, est attaché culturel à l'Ambassade
des Etats-Unis, puis correspondant au Tchad. En 1979,
toute la famille émigre en France et, après
quelques déménagements, s'installe à
Bobigny, dans la banlieue parisienne.
Plutôt bon élève, Albert
alias Ménélik, du nom d'un
roi éthiopien, s'inscrit à l'université
après son baccalauréat. Il en ressortira
avec une licence de droit. En 1990, il rencontre sur les
bancs d'un cours de sociologie, Claude M'barali,
futur MC Solaar, et se lie d'amitié avec
lui par le biais de leur passion commune du rap et du
hip hop. Dès le lycée, Ménélik
écrit des textes, et à l'université,
il met au point un texte sur Malcolm X, Tu
es le leader. Aidé par son professeur
de sociologie, Ménélik se retrouve avec
MC Solaar et quelques autres rappeurs, sur un
plateau de la télévision italienne pour
interpréter ce titre. Premier contact avec le show-business.
En 1992, MC Solaar présente Ménélik
à un de ses amis, le DJ Jimmy Jay. Ce
dernier, qui est en train de produire une compilation
de remixes hip hop, s'intéresse à une composition
du jeune rappeur. Ainsi, le titre Un petit rien de jazz
paraît sur la compilation Les Cool Sessions de Jimmy
Jay en 93. Cette participation fait un peu connaître
Ménélik qui reçoit assez vite quelques
propositions de collaboration. C'est surtout avec Quelle
aventure, titre disco-rap, tube de l'été
95, sorti en collaboration avec les Allemands de No
Sé, que Ménélik se fait un nom
auprès du grand public. Toutes les conditions sont
alors réunies pour travailler sur un album solo.
Spécialisé dans les textes, il confie l'écriture
des musiques outre à l'excellent Jimmy Jay,
mais aussi au Dj des Sages Poètes de la Rue,
Logistik, et au programmateur de Soon E MC,
Seeq. En 95, Menelik est invité sur la tournée
géante de MC Solaar, tête de proue
du rap français. Puis en juillet, sort l'album
Phenomenelik, qui privilégie
un hip hop lent, bercé par des sons fluides, piano
et cuivres. Puis une tournée à travers l'Europe,
le Canada, le Japon, et l'Afrique. Ménélik
clôt sa tournée par un passage triomphal
à l'Elysée Montmartre à Paris en
novembre, entouré de deux autres groupes originaires
de Bobigny, la Cliqua et la Tribu. En
1996, Ménélik obtient la Victoire de
la musique de la révélation masculine
de l'année. Puis en avril, il signe sur le label
Small, filiale de Sony Music. En janvier 97,
Ménélik crée sa propre structure
de production afin de lancer de jeunes artistes. Le 17
juin 97, sort le nouvel album de Ménélik,
Je me souviens, précédé
par le simple Faut se lâcher.
Plus travaillé et plus mature que le premier, ce
disque se distingue entre autres de la production rap
nationale par une reprise d'un titre de Claude Nougaro,
A bout de souffle. Ce titre de 1965,
a été repéré par Ménélik
parce qu'il évoque une course-poursuite avec la
police bien avant les problèmes de banlieue des
années 80 et 90. L'autre réussite du disque
est le titre Bye Bye dont le
single se vend à 700.000 exemplaires.
SEAL:
L’HOMME DE LA PLANETE
Seal est une sorte de monde
en miniature. Né d’un père nigérien
et d’une brésilienne, il a épousé
un allemande. Seal est un auteur, compositeur et interprète.
Il a aussi certainement un des plus long nom du Show business,
Seal Henry Olusegun Olumide Adelo Samuel.
Il est né le 19 février 1963
à Londres. Son registre musical est très
varié, un mélange de pop, rock, soul et
de house. Seal a collaboré avec de nombreuses bandes
originales de film dont Batman Forever,
Toys, Family Man, Space
Jam, Le Sourire de Mona Lisa...
C'est au début des années 90 que le chanteur
rencontre ses premiers succès avec
Killer, un titre house qu'il interprète
pour le groupe Adamski, puis Crazy,
un single. Quatre ans plus tard, Seal sort un deuxième
album qui ne connaîtra le succès que grâce
à la sortie du single Kiss from a
rose, un tube qui sera par la suite intégré
dans la bande originale du film Batman Forever.
Très respecté pour son talent, Seal a interprété
en 2001 avec la chanteuse Mylène Farmer.
Les mots un titre qui a été
un énorme succès. Il s'est arraché
à plus de 400.000 copies en France. La Star de
nationalité Américaine s’est marié
en mai 2005 avec le mannequin Heidi Klum
avec qui il a eu un fils, Henry Günther Ademola
Dashtu Samuel.
PASSI: UN HOMME
DE CONVICTION
Rester fidèle, telle semble
être la ligne directrice de la carrière de
Passi. De ses débuts avec Stomy Bugsy et Doc Gynéco
au sein du Ministère AMER, il garde une amitié
fraternelle. Et quand il décide de créer
le collectif Bisso Na Bisso en compagnie d'autres rappeurs
d'origine africaine, il dévoile son attachement
à ses racines.
D'origine congolaise, Passi est né
le 21 décembre 1972 à Brazzaville. Avant-dernier
d'une famille de sept enfants, il émigre avec sa
famille en 79, à Sarcelles en banlieue parisienne.
Après ses premières années entre
le village de Sibiti, celui de son père, et Louvakou,
celui de sa mère, le choc est rude.Sa première
passion est le basket avant de s'intéresser au
rap vers 15 ans. Passi monte ses premiers groupes dont
T.A.B. avec entre autres Stomy Bugsy, un copain de lycée.
C'est avec lui qu'il créera le Ministère
A.M.E.R. (Action Musique Et Rap) à partir de 1989.
Il passe son bac en 91 et dans le même temps, le
groupe sort un premier maxi Traîtres. En dépit
de ce premier essai, Passi continue ses études
en agronomie à Nanterre. Mais la sortie du premier
album en 92, Pourquoi tant de haine, l'aiguille définitivement
vers la musique. En 94, sort un second album 95200 salué
par la critique comme le meilleur disque de rap du moment.
Les deux rappeurs balancent des textes agressifs et parfois
violents, ce qui ne plaît pas forcément aux
autorités : en 95, le titre Sacrifices de poulets
sur la compilation qui accompagne la sortie du film La
Haine de Mathieu Kassovitz, leur vaut une condamnation
pour provocation et incitation à la violence. Il
y a eu l’épisode du groupe Bisso Na Bisso.
Ce groupe joue ainsi de sa notoriété afin
d'aider les "frères et sœurs" du
Continent, grâce à l'acheminement de containers
de dons (médicaments, vêtements, livres)
collectés en France par nombre d'associations et
d'organismes français et africains.
Passi continue d’explorer tous les horizons de la
musique africaine et des rythmes urbains. Il produit en
2003 la compilation Dis l'Heure 2 Zouk, qui associe de
grands noms du zouk - Jocelyne Labylle et Jacob Desvarieux
de Kassav, Kaysha, Lynnsha - et du hip-hop - Stomy Bugsy,
Jacky des Neg'Marrons etc -. Nouveau succès: Laisse
parler les gens et Ma rivale tournent sans arrêt
sur les radios. Le simple Face à la mer, en duo
avec le chanteur Calogero, est un des plus importants
succès de l’été et de l’automne
2004. Le titre se classe même à la 11e place
des simples les plus vendus sur l’année 2004.
En janvier 2005, les deux artistes sont récompensés
par un NRJ Music Award dans la catégorie groupe
ou duo francophone de l’année. Ils sont également
nommés pour les Victoires de la musique 2005 dans
la catégorie chanson de l’année.
ZEDESS ATTAQUE
SARKOZY
Décidément les artistes
africains n’acceptent pas les réformes de Nicolas
Sarkozy. Après Alpha Bondy qui lui dit ses vérités,
c’est au tour de Zedess de lui dire deux mots.
Le phénomène d’immigration
ne laisse ni les européens, ni les pays du sud eux-mêmes
indifférents. La trouvaille du ministre français
de l’intérieur Nicolas, Sarkozy continue d’alimenter
les débats en afrique. Le célèbre musicien
burkinabè, Zedess vient de composer une chanson intitulée
un Hongrois chez les Gaulois.
Fidèle à son franc parler, celui qu’on
appelle l’étalon de la musique burkinabè
a assené ses vérités à Nicolas
sarkozy. Un Hongrois chez les Gaulois est un titre
dans lequel l’artiste se pose beaucoup de questions
ou plutôt pose certaines questions à Sarkozy.
«Au départ, pour moi c’était
un coup de gueule d’un intellectuel africain. Je considère
cela comme un devoir de mémoire, c’est pour
la prospérité que je me suis arrogé
le droit de m’ingérer dans les affaires intérieures
de la France ex-pays colonisateur de mon pays. En tant qu’africain
je suis très attaché et très sensible
à certaines choses et lorsque Sarkozy quitte la France
pour venir expliquer en Afrique pourquoi il ne veut pas
d’africains en France, je trouve que c’était
le rubicon à ne pas dépasser et je ne peux
pas accepter cela. Le monde entier a été habitué
aux propos outragés, très souvent agressifs
voir guerrier de Nicolas Sarkozy. Quand on est africain
et quand on descend des gens qui ont connu l’esclavage
et la colonisation, certains propos à l’emporte
pièce peuvent parfois heurter les sensibilités
donc, le concept de l’immigration choisie m’a
énormément perturbé. L’idée
selon laquelle il est préférable d’aller
prendre ce qui est mieux dans une race me rappelle des moments,
périodes pas très glorieuses de l’histoire
de l’Afrique. Il y a quelqu’un qui vient et
qui trouvent qu il y a des africains qui sont bons, qui
peuvent rapporter de l’argent parce qu’ils ont
une plus value intellectuelle d’une part et d’autre
part, il y a une sorte de racaille improductive, non rentable
et qu’il ne faut pas recevoir ces personnes. Nicolas
Sarkozy est l’homme politique français le moins
courageux car il aurait dit immigration zéro comme
Jean Marie Lepen, on l’aurait compris et cela aurait
été du courge » déclare
zedess sur un ton élevé.
Pour l’artiste, le père du ministre de l’intérieur
français a été une victime de l’immigration
subie et qu’il a du mal à comprendre pourquoi
un fils d’immigré s’oppose à la
venue d’autres personnes en France. Il insiste sur
le rôle très important que jouent les immigrés
ou les fils d’immigrés en Europe, notamment
en France.
Connu pour son franc parler, ce n’est la première
fois que Zedess épingle, la société
française dans ses chansons. En 2000 dans l’album
Accroche toi, Zêdess porte
toujours son regard critique avec un jet d’humour
sur la situation des étrangers qui font la France
et pour l’occasion il compare la France a une mobylette.
Un état qui a besoin forcement des autres pour son
développement économique. Pour lui, la musique
est un cinquième pouvoir qui peut jouer le rôle
de conscientisation et combattre l’ignorance «Personne
n’immigre pour le plaisir d’immigrer. Il faut
restituer la vérité qui est qu’il y
a une partie de la planète qui exploite l’autre
partie en s’enrichissant. Comme je le dis dans mon
dernier album, tant que 20% de la planète consommera
80% des richesses de la planète, il y aura l’immigration,
l’insécurité et l’instabilité.
Avant de parler de politique d’immigration, c’est
de définir les bases de la coopération nord
sud et d’asseoir sans hypocrisie les fondements d’un
développement durable et qui feront que les gens
n’éprouveront pas le besoin d immigrer en laissant
les familles. Le jour qu’on commencera à acheter
le coton burkinabé ou malien à sa juste valeur
et qu’on permettra aux paysans d’avoir une vie
décente, l’enfant du paysan africain ne prendra
aucun risque à traverser le désert »
dénonce très amer l’artiste. Pour ceux
qui pensent que Zedess veut profiter de la situation pour
se faire un peu de publicité, il est catégorique
« le pire n’est pas la méchanceté
des hommes mauvais mais le silence des gens bons. Ce n est
pas un fond de commerce pour moi. Mon approche n’est
ni politique, n’idéologique mais humaniste.
Je dis qu’on ne peut pas mépriser les gens
parce qu’on veut arriver au pouvoir à tout
prix ». Le titre un Hongrois chez les Gaulois
est disponible gratuitement sur le site de l’artiste
au www.zedess.com.
Une correspondance particulière
du Burkina Faso
JACOB DESVARIEUX:
BOULIMIQUE DE ZOUK
Jacob Desvarieux est un Guitariste réputé.
Son nom résonne comme un écho à celui
du groupe Kassav. Premier disque de platine de l’histoire
de la musique antillaise avec le groupe, il est devenu référence
quand on parle de Zouk certainement le prix de ses nombreuses
sollicitations sur les albums d’autres artistes ou
de ses prises de position pour défendre cette musique
si proche de lui.Le look barbe moustache poivre
sel lui donne l’aspect d’une personne sage.
A y voir de près c’est un sage. Toujours le
mot juste pour ses collaborateurs. Il cumule aujourd’hui
les métiers d’arrangeur et producteur.
Jacob Desvarieux a débuté dans la musique
comme Requin de studio. Mais, avant il s’est formé
une culture du rythme et du son en suivant sa mère
aux Antilles à Paris et au Sénégal.
C’est à cette époque qu’il apprend
à jouer à la guitare avec des copains.
Il est né à Paris le 21 Novembre 1955. Mais
c’est à Marseille qu’il fonde un groupe
rock. Ensuite il monte à Paris. Il rencontre Pierre-Edouard
Décimus avec lequel il créera Kassav’
en 1979. Trois ans après, la première tournée
du groupe s’effectue avec succès. Conséquences
directes, le premier disque d'or antillais en 1984, le premier
Zénith en 1985, Victoires de la Musique du meilleur
groupe Français.
1982. Jacob pense à la relève. Il créé
Le rêve antillais, un concours de chant permettant
au jeune d'enregistrer un album.
En tant qu’artiste ça lui arrive sortir des
albums solo. C’est le cas en 1999 avec Euphrazine
Blues. Autre chose. De tous les membres de Kassav’
c’est lui qui s’occupe le mieux de la partie
bizness. Il sait aussi faire les choses en grand comme le
Grand Méchant Zouk. Ce Spectacle Feu Folet qui dure
depuis 1988.
Sur son dernier album, il rend hommage à Jimmy Hendrix,
mais aussi à la communauté indienne de Guadeloupe.
SALIF KEITA: LE
BERGER DES MELODIES BLACK
Salif Keïta à 57 ans est un nom reconnu
de la world musique. Ses capacités vocales exceptionnelles,
des textes poétiques ont eu raison de son albinisme
qui dans sa tendre enfance était un handicap. Ses
mélodies ont dépassé les frontières
de son Mali natal.
Caché, isolé, le petit Salif trouve le réconfort
auprès des animaux et puise ses ressources dans la
nature. Salif Keïta imite les oiseaux qu’il est
chargé de chasser des champs. Griot par sa lignée,
il transmet la tradition orale des générations
précédente.
Persuadé de sa vocation, Salif, quitte son village
pour s’installer à Bamako contre le vœu
de son père.Au début des années 70,
Salif Keïta chante dans les cabarets et fait des émules.
Séduit par le timbre vocal si particulier, on lui
propose d’intégrer un groupe: Le
Rail Band de Bamako.En 1973, il quitte le
groupe pour rejoindre un autre ensemble, Les
Ambassadeurs, mené par le guitariste
Kanté Manfila. Le groupe se produit régulièrement,
avant de partir pour une grande tournée en Afrique
de l’ouest à la fin de laquelle, le groupe
s’installe à Abidjan en 1978. Là, ils
enregistrent Mandjou, un premier
album, un énorme succès commercial. Fort de
ce succès, Salif Keïta et Kanté Manfila
s’expatrient aux Etats-Unis où ils enregistrent
les albums Primpin et Toukan
qui suscitent le même enthousiasme que Mandjou.
Invité au festival d’Angoulême en 1984,
Salif Keita est charmé par la France où le
mouvement afro est en plein essor, il quitte NewYork et
s’installe à Paris.
En 1987, il publie son tout premier album solo Soro. La
même année, il est invité en Angleterre
pour un concert organisé à l’occasion
des 70 ans de Nelson Mandela. Entouré de stars consacrées
tel Youssou N’Dour, il est intégré dans
le cercle fermé des vedettes de la World Music. Reconnu
dans le monde, Salif Keïta poursuit sa carrière.
Il enregistre les albums Ko-Yan
en 1988, Amen en 1991, suivi de Folon en
1995, Sosie en 1997 et Papa en
1999.
Après quelques années d’absence, Salif
Keïta présente l'album Moffou
et plus récemment. M'Bemba grand-père. L’album
évoque le bonheur. Véritable virtuose, Salif
nous offre l’une des musiques les plus éclectiques
du continent noir.
DIAM’S
:
RAP
MORTEL
En 2006 Diam's a réalisé son
troisième album "Dans ma bulle" avec Tefa
et Masta deux célébrités du rap made
in Paris. A travers une dizaine de nouveaux titres percutants,
elle s'affirme comme une artiste qui ne mâche pas
ses mots.
Elle les place là où il faut
et toujours pour ses thèmes favoris : la gente féminine,
son quotidien de fille des banlieues. A 26 ans Mélanie
Georgiades, alias Diam’s
a fait son petit bonhomme de chemin. En 1997, Diam's se
fait connaître sur la compilation Le Groove prend
le maki.En 1999 paraît Premier
mandat, le premier véritable album de Diam’s.
Cet opus est un échec commercial mais Diam’s
ne décroche pas. Elle organise, seule, une tournée
de près de cinquante dates à travers la France.
Et participe dans la foulée aux Francofolies. Elles
prend du coffre et attire enfin les maisons de disque, puis
signe son premier contrat d'artiste. Brut de Femme, son
deuxième album, paraît en 2003, cette fois-ci,
le succès est au rendez-vous : le premier extrait
de l’album, intitulé DJ’, restera sans
conteste l’un des plus grands tubes de l’été
de cette année-là. Très imprégnée
des faits sociaux Diam’s se veut une rappeuse engagée.
Dans sa besace on compte une Victoire de la musique la pour
l'album rap, Hip hop de l'année 2004. Depuis juillet
2006, Universal/ULM a choisit Diam's pour être la
directrice artistique de son nouveau label : Motown France,
émanation du célèbre label américain.
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