| PIERRE
AKENDENGUE: UN ARTISTE DOUE
Le gabonais Pierre Claver Akendengué
n'a, jusqu'à ce jour, pas tout à fait connu
la carrière qu'il mérite. Quasiment inclassable,
Il est sans conteste l'un des artistes les plus doués
voire, des plus complets de sa génération.
Akendengué fait partie de ceux qu’on qualifie
de grand maître. Un savant de la musique africaine
contemporaine qui a fait ses preuves. C’est en France,
à la fin des années 60, qu’il se professionnalise
dans ce qu’il considère comme étant
sa raison d’être : la musique.Mais au départ
de cette carrière un mal d’yeux.. Akendengué
est atteint d’une grave maladie des yeux, raison pour
laquelle, il débarque à Paris pour s’y
faire soigner mais dans le bouillonnement politique du milieu
des années 60, il y obtient le statut de réfugié
politique. Les choses s’enchaînent et il trouve
à Paris les conditions pour exprimer sa révolte
et exercer sa passion. C’est alors qu’il s’inscrit
au célèbre Petit Conservatoire de la Chanson
de Mireille. Pierre Barrouh, qui a lancé les carrières
de Brigitte Fontaine -entre autres- publie sur son label
Saravah, le premier album de Pierre Akendengué, intitulé
Nandipo nous sommes en 1974. Deux ans plus tard, avec Africa
Obota, véritable ode à l’Afrique, il
obtient le Prix de la Jeune Chanson Française de
la SACEM. C’est un véritable succès.
Aussi, la reconnaissance du public Français est presque
systématique, il s’inscrit dans l’histoire
comme l’initiateur de l’explosion de la musique
africaine en France ces débuts d’années
80.
Conteur, sociologue et poète à la fois, Pierre
Akendengué combine les genres. Ses mélodies
légères d’apparence faciles, font qu’il
s’impose comme un artiste hors pair, de ceux qui éclairent
les consciences au-delà des frontières. Avec
Gorée, son dix huitième album, il continue
à puiser dans la tradition de la forêt gabonaise
et dans la culture de l’Afrique éternelle,
avec une force qui lui est unique.
Ces temps-ci, Pierre Akendengué est occupé
par des activités de conseiller aux affaires culturelles
auprès du gouvernement de son pays. Cependant, il
n’a pas délaissé pour autant sa carrière
artistique. Son nouvel album est dans les bacs et s’est
bien positionné. Le thème principal est la
traite des esclaves, dont un des symboles forts est l'île
de Gorée, au large du Sénégal. Gorée
est d'ailleurs le titre de cet album sortie en avril 2006.
MORY KANTE: IL A MARQUE SON TEMPS
C ‘est la world-music qui a permis à Mory Kanté de se construire
une solide renommée. Il a, lui aussi apporté
sa pierre à la world-music. Mais, il reste à
découvrir des aspects de ce précurseur des
musiques africaines qu’il a marqué d’une
certaine façon.
Mory Kanté est un enfant de l’Empire
Mandingue, il est né le 24 février 1950 dans
un petit village du sud de la Guinée. Mory, compte
parmi les plus jeunes enfants de son père, qui n’en
a pas moins de 38.La famille Kanté est une célèbre
famille de griots, sorte de poètes, chanteurs, historiens,
véritable mémoire vivante dont le rôle
est de conter en musique les épopées sans
fin des familles et des peuples. Le destin de l'enfant est
donc tout naturellement de devenir un Djeli,
terme mandingue qui désigne le griot.
A 7 ans, sa famille l'envoie à Bamako, il est initié
aux rites traditionnels, au chant et au balafon. Déjà,
Il participe à de nombreuses fêtes familiales,
à des cérémonies officielles au cours
desquelles il se forge une expérience solide de musicien
et de chanteur.En 1968, il intègre l'Institut des
Arts de Bamako. Mais dès 1969, il arrète sa
formation et joue dans différents groupes. Il se
forge une première notoriété en faisant
danser les maliens des nuits entières dans des bals
à ciel ouvert, les apollos. A 21 ans, il est repéré
par le saxophoniste Tidiane Koné qui lui propose
d'intégrer son groupe, le Rail Band de Bamako. Il prend place dans l'orchestre dont le chanteur
n'est autre que le malien, Salif Keïta. Lorsque ce
dernier quitte le groupe Mory Kanté le remplacera
au chant. La formation tourne dans toute l'Afrique de l'ouest
où Mory devient un artiste connu. En 1976, il reçoit
le Trophée de la Voix d'or au Nigeria. Parallèlement, il apprend la kora et
transgresse ainsi une certaine tradition qui veut que le
balafon soit l'instrument noble dans sa famille. Il devient
cependant très vite un virtuose de cette harpe à
21 cordes. Il exerce également ses talents de compositeur
en écrivant des musiques pour des chœurs et
des ballets. En 1978, Mory s’installe à Abidjan,
ville musicalement très active où les moyens
de travail et d'enregistrement sont surtout plus nombreux.
Le musicien s'éloigne alors du Rail Band,
et s'entoure d'un nouvel ensemble de musiciens. Désormais,
la kora est au centre de son travail. De plus en plus, il
songe à renouveler la musique traditionnelle en y
insufflant des sons et des rythmes occidentaux. Le succès
est immédiat, même si cette modernisation de
la musique traditionnelle n'est pas toujours appréciée.
Il n'est pas rare de le voir surnommer l'enfant
terrible dans la presse de l'époque.
C'est à Los Angeles, sur le label, Ebony, que Mory
Kanté enregistre son premier disque en 1981, Couroug
nègre. L'artiste affine ses heureux
mélanges entre tradition et modernité, entre
instruments traditionnels et électriques. Déjà
très connu en Afrique de l'Ouest, Mory devient une
star sur tout le continent. Il monte un grand ballet pour
le centre culturel français d'Abidjan. Sur scène,
75 artistes : une chorale, des musiciens et des danseurs.
Durant les années qui suivent, Mais, c'est en Europe
que le guinéen souhaite venir travailler. Ce désir
devient réalité en 1984. Mory Kanté
arrive en France en plein hiver avec la ferme intention
d'aller plus loin encore dans ses expériences musicales
et de se faire connaître en Europe. Dans la lancée,
sort un premier album Mory Kanté à Paris. Artiste émigré et sans carte
de séjour, il devient néanmoins une figure
essentielle de la scène world. L’artiste écume
quelques grandes salles Parisienne. C'est en Italie, qu'il
fait la connaissance du producteur américain David
Sancious, qui s'est illustré en travaillant avec
Bruce Springsteen. Le mariage de leurs deux talents donne
naissance à un troisième album, Ten
Cola Nuts qui sort en avril 1986. Les scores
de ventes sont moyens mais cette fois, Mory Kanté
a réellement trouvé un équilibre musical
et culturel. Désormais il a atteint, les sommets
du succès avec son nouvel album Akwaba
Beach. Ce disque marque le triomphe du funk
mandingue grâce un titre particulier, Yéké
Yéké qui explose les hit-parades
du monde entier, à commencer par la Hollande. Composé
au début des années 80, le titre se trouvait
déjà sur l'album Mory Kanté à Paris mais insatisfait de cette première
version, il décide de le réenregistrer. Jackpot!
Le titre devient un succès d’une rare pureté
sur lequel des publics du monde entier dansent et fait l'objet
d'innombrables, remixes, adaptations et reprises en hébreu,
arabe, chinois, hindi, portugais, anglais ou espagnol. Avec Yéké Yéké,
Mory Kanté devient l'artiste africain le plus vendu
et peut-être le plus connu à travers le monde.
En juillet 88, le titre Yéké Yéké atteint la première place du classement paneuropéen
établi par le fameux hebdomadaire professionnel américain, Billboard. Juste après avoir reçu
un disque d'or en octobre 88 en France, Mory Kanté
est récompensé en novembre à Paris
par la Victoire de la Musique du meilleur album francophone.
Le 14 juillet 1990, il représente la France avec
Khaled lors d'un concert géant à New York,
dans Central Park, devant des milliers de new-yorkais. En
novembre, toujours à New York, il participe au Gala
de la francophonie dans le célèbre Apollo
Théâtre de Harlem qui a vu débuter son
idole, James Brown. Il réalise un autre de ses nombreux
projets, avec la création d'un orchestre philharmonique
d'une trentaine de koras, et autant de harpes, violons et
flûtes. C'est avec cet Ensemble Traditionnel de Guinée
de 130 musiciens qu'il se produit en 1991 pour l'inauguration
de la Grande Arche de la Défense à Paris.
En 1994, Mory Kante reçoit le "Griot
d'Or". Le 14 juillet, il chante à Deauville,
station balnéaire de Normandie, puis entame une tournée
européenne puis canadienne. Après toutes ces
années de succès, Mory Kanté choisit
de retrouver une musique plus familiale, plus traditionnelle.
Peut-être un peu las de son image de griot
électrique, le Guinéen se tourne
vers ses sources et vers une pratique plus authentique de
son art et de son métier. Il faut attendre 2001 pour
retrouver Mory Kanté. C'est en juin de cette année
qu'il sort Tamala (le Voyageur)
après un long silence. Agé de 51 ans, le musicien
n'a pourtant cessé de tourner à travers le
monde.
FAUDEL: L’AMBASSADEUR
Le succès que remporte
le raï (musique algérienne) a encouragé
certains fils d’Algérie, dont Faudel est aujourd'hui
l'emblème, à l’exporter. Devenu célèbre
grâce à son amour pour la musique, le jeune
homme de 28 ans, ne cesse d’écumer les scènes
du monde. Le nouvel ambassadeur du Raï vient de sortir
son nouvel album. Il est révolutionnaire.
Faudel Bellula est né le 6 juin 1978 à Mantes-la-Jolie
(banlieue parisienne), dans le quartier du Val Fourré.
Chez eux, les cassettes de raï du bled des parents
cohabitent avec les rythmes soul et reggae des sept frères,
tous musiciens. A tel point que dès l'âge de
12 ans, Faudel fonde le groupe Les Etoiles du Raï,
anime les fêtes associatives et donne de petits concerts
en reprenant les tubes de Khaled, Mami ou encore Zahouania
sur une bande instrumentale préenregistrée.
Un an plus tard, il rencontre Mohamed Mestar, dit Momo,
un ancien guitariste professionnel, qui a fondé une
association de promotion des artistes locaux. Grâce
à Momo, Faudel développe son propre répertoire
et commence à faire les premières parties
de Mc Solaar, Idir, Jimmy Oihid et même Khaled. En
dépit de quelques cours de comptabilité et
de métallurgie en fin de scolarité, l'aventure
musicale prend vite le dessus. Des concerts suivent plus
tard et Momo met tout en œuvre pour trouver un contrat
avec des maisons de disques. Finalement il obtient un contrat
pour cinq albums. Faudel décide de ne plus aller
pointer au lycée et réalise son rêve
d'être salarié à 18 ans.
En octobre 97, celui qu'on a baptisé le "Petit
Prince du Raï" sort son premier album. Faudel
y interprète un raï "light" emprunt
du traditionnel spleen allègre qui relate les amours
brisés ainsi que l'hommage oranais tout en exprimant
le malaise de la génération beur. Son simple
"Tellement N'brick" (Tellement Je t'aime")
est un des tubes raï qui a été consacré
sur les radios communautaires lors du dernier Ramadan (janvier
98). En 2000, il s’essaie au cinéma et le jeune
Faudel tente de faire une percée avec un rôle
dans le film le Battement d'ailes du papillon. Il reçoit
de nombreux scénarios mais reste vigilant quant à
l'image qu'il veut donner. En février 2002, la compagne
du chanteur donne naissance à un petit garçon
prénommé Enzy. Le début de l'année
suivante est consacré à l'écriture
et l'enregistrement d'un nouvel album. Le 2 septembre sort Un autre soleil. Plus mature et
professionnel qu'à ses débuts, le jeune homme
sait dorénavant ce qu'il veut. Avec l'aide de l'auteur
Patrick Dupond venu de la sphère Pagny, il propose
des morceaux très personnels. Cet album aux sonorités
méditerranéennes devrait permettre à
Faudel de satisfaire un public plus large que le public
communautaire qu'il avait d'abord séduit. Pour cette
année 2006, Faudel revient avec son quatrième
album : Mundial corrida. Un album
de onze titres orienté vers la pop.
MARC LENOIR: LE
COUPER DECALER DOIT EVOLUER
Quand un mouvement devient commercial
et représentatif de toute une communauté,
on doit faire attention à l’image que dégagent
ces acteurs au nom de cette cause communautaire.
Le couper décaler est devenu un des identifiants
de la Côte d’Ivoire et rien que pour ça,
il doit évoluer dans sa façon de véhiculer
nos valeurs essentielles. Le message des chansons doit representer
plus qu’une bande de joyeux copains mais surtout une
génération qui vit les mêmes problèmes.
J’ai de l’admiration pour les artistes DJ du
moment. Je leur souhaite longue vie artistique et surtout
leur demande de s’attendre à ce que les mélomanes
soient plus exigeant désormais.
Le Couper Décaler tel qu’il se présente
aujourd’hui devrait rapprocher le Hip Hop ivoirien
du Zouglou.
La petite guerre Rappeur et Zouglou prendra fin si les rappeurs
s’inspirent du zouglou pour adapter le hip hop et
si les zouglous travaillent plus leurs textes pour les rendre
plus audibles et objectifs.
Ce travail de rapprochement , nous l’avions commencé
au sein du MUR sur les campus et dans les écoles
.
Les origines du Couper Décaler se retrouvent dans
les activités du Mouvement universitaire du Rap (
M.U.R). Dans les années 90 en marge de l’effervescence
du Zouglou déjà très enraciné
dans la jeunesse ivoirienne. On peut considérer le
couper décaler comme le raggamuffin ivoirien comme
l’annonçait le MUR.
Les grands artisans de cette nouvelle donne sont au delà
du MUR et Marc Lenoir, les groupes tels : Les RAS ( Boni
Power et Turbo ) – Les Yang Synstem ( Akerahim et
Cisco Makenzi ) – AGG ( Mc Prince et Akerahim) –
( Groove Makers ) – Scorpio - RAP Kenny – Roch
BI , et tous les groupes Zouglou , Servais ( DJ S ) , Desiré
Abou , NST Koffie’s etc. , John Jay , JC Kodjané
, Jean Paul Zven Atemené , Yves Zogbo Junior , ceux-là
dont le rap était déjà décalé
et le zouglou coupé.
Si on vous demande pourquoi je soutiens le Couper Décaler
mais que je lance le Faya Moukou ?…dites leur que
c’est parce que les penseurs de « milet »
ont dit qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le
même fleuve.
Marc Lenoir depuis la Bretagne. Auteur de l’album "arrêtons
la guerre
MARY J.
BLIGE: RIEN QUE DE LA SOUL
Née d’un père
musicien de jazz, Mary J. Blige est bercée très
tôt par la musique. Dès son plus jeune âge,
elle exprime sa passion pour la chanson en faisant parti
de la chorale de son église et rêve déjà
de devenir une grande artiste.
Mary J. écoute les disques préférés
de sa mère : Al Green, Otis Redding, Donny Hathaway,
Marvin Gaye ou encore Stevie Wonder mais aussi du de hip-hop.
Adolescente, elle commence à chanter en solo à
la chorale et enregistre une maquette. André Harell
du label Uptown Records écoute et recrute Mary J.,
qui devient la première et la plus jeune artiste
féminine du label.
Octobre 1992 sortie de what’s the 411 ? , un album
qui mêle la sensibilité et la profondeur de
la soul avec la dureté du hip-hop. En effet, Mary
J. pose sa sublime voix sulfureuse sur des instruments hip
hop en nous relatant son vécu aussi marquant que
celui de n’importe quel rappeur. Cet album se vendra
a plus de 3 millions d’exemplaires et Mary se verra
attribuer le titre de Queen of hip hop soul.
Mary J. Blige revient en 1994 avec My Life toujours avec
Puff Daddy à la production. Mary J nous invite dans
sa vie et, elle chante alors ses joies, ses peines, ses
malheurs et nous transmet toutes les émotions qu’elle
peut. Le morceau le plus marquant de l’album est sans
conteste I’m going down.
Après sa tournée mondiale, Mary J sort en
1997 son 3eme opus « Share my world » qui entre
directement en tête des charts. Ayant mis fin à
son alliance avec Puff Daddy, elle s’entoure des producteurs
RNB les plus réputés de l’époque
tels que Babyface, R Kelly, Jimmy Jam & Terry Lewis,
ou encore Rodney Jerkins…
Mary quatrième album aux sonorités très
soul et aux featurings plus que prestigieux sort fin 1999.
Après ces quatre albums mélancoliques avec
ce 5eme disque elle change de direction et se lance dans
le R&B mainstream. Ainsi en Mary a enfin trouvé
l’équilibre dans sa vie, c’est une femme
pleine d’amour et de vie et elle veut un album à
son image.
BEYONCE:
UNE HISTOIRE DE REVE
Beyoncé Knowles va gâter
ses fans à la fin de l’année. Outre
son album B’Day paru dans les bacs le 5 septembre
dernier et son film Dreamgirls qui sera en salles le 25
décembre, la chanteuse et actrice compte également
sortir quatre nouveaux titres.
Beyoncé est née le 4 septembre
1981 à Houston. Elle a grandi au Texas. C’est
la fille aînée d'une coiffeuse et d'un revendeur
en équipement médical. A 9 ans, elle fonde
son premier groupe Girls Tyme, rebaptisé The Dolls
en 1992 et devenu plus tard Destiny's Child en 1994. Bien
inspiré, Matthew Knowles, le père de Beyoncé
plaque son boulot pour manager le groupe. Le groupe est
composé de Beyoncé, Kelly cousine de Beyoncé,
Latoya et Latavia. Malgré les échecs, le groupe
ne perd pas espoir et finalement, décroche son premier
contrat chez Columbia Records en 1996. Elles en profitent
pour sortir un album éponyme.Leur premier single
No, No, No en featuring avec Wyclef Jean remporte très
rapidement un succès international. Le second, The
Writting on The Wall confirme l'énorme popularité
du groupe.
Mais entre temps, des discordes tiraillent le groupe: Latoya
et Latavia reprochent au papa de Beyoncé de la privilégier
aux autres membres du groupe. S'en suit le départ
retentissant des deux membres Latoya et Latavia. Elles sont
remplacées par Farah et Michelle. A l’époque
Beyoncé disait déjà que la séparation
a été pénible : « ce fut un moment
très douloureux pour moi, nous avons entretenu de
très mauvais rapports entre nous ». Plus tard
Farah quitte elle aussi le groupe et tente une carrière
solo. Le groupe reste donc fixé au nombre de trois.
Survivor le troisième album du groupe sort en 2001
et récolte le succès qui lui est dû.
La preuve, à ce jour, le trio a vendu près
de 33 millions d'albums à travers le monde. La chanteuse
et son père ont atteint leur objectif. Le groupe
lui ayant servi de tremplin, la belle se décide à
entamer une carrière solo.
AGANA:
IL VEUT CONQUERIR LE MONDE
Ismaël Agana
suit les traces de son père, qui n’est autre
que Alpha Blondy, mais il ne marche dans ses pas. Le fils
a su se créer une identité propre. Il nous
en livre les clés via son dernier album, Le prix
à payer.
Le prix à payer, sonne comme le début d’une
grande aventure musicale pour Agana. Il y a quelques temps
sur les bords de la lagune Ebrié il s’est lancé
dans la musique par le biais d’un album reggae. Pouvait
–il en être autrement ? Dès son plus
jeune âge, dans le sillon de son père, le planétaire
Alpha Blondy, il a vécu dans une ambiance de répétition,
d’enregistrement et de concerts reggae. Né
le 30 décembre 1972, La carrière d’Ismaël
Agana, démarre véritablement en 1995 avec
l’album The Day. Entre Paris et Abidjan, Agana aura
au total consacré trois années à sa
dernière réalisation. Il signe ainsi sa quatrième
production fortement marquée par la crise ivoirienne.
Selon lui, son pays semble payer 30 ans de paix, d’où
le titre de l’œuvre, Le prix à payer.
Sur cet album chaque chanson a sa marque, comme pour présenter
l’une des multiples facettes du Rootsteady, nom qu’Agana
donne à son reggae. Il n’est certainement pas
de ceux qui réclame le ghetto comme leur patrie mais
veut mettre aux oreilles des mélomanes un «Reggae
militant avec du social, de l’engagement et surtout
une petite lueur d’espoir» comme il l’explique.
Avant la chanson le jeune homme s’est exercé
à la comédie, et est même passé
sur les plateaux d’un film qui malheureusement n’est
jamais sorti. Plein d’abnégation Agana n’a
jamais envisagé les choses avec légèreté
en faisant allusion à son père. «Je
savais dès le départ que cela allait être
très compliqué… fils de forgeron dont
les lames sont reconnues pour être de grande qualité.
Il lui faudra faire des lames de qualité équivalente
ou supérieure, sinon il risque de ne pas avoir de
clients.»Toutefois, il se sent investi d’une
mission prédestinée«On ne peut pas échapper
à son destin et chacun à une mission bien
déterminée. Je suis tombé dedans, je
n’ai pas choisi et je ne suis que ma voie.»Se
défend t-il.
ISMAEL LÔ, L'HOMME
QUI FAIT SOURIRE SA GUITARE
Imaël Lo est à la fois du Sénégal
et du Niger. Adolescent, il rêve de devenir une star.
Très ingénieux, il confectionne très
vite sa première guitare : un bidon usagé
d’huile et du fil de pêche comme cordage. Il
se écoute à l’époque aux vinyles
d’Otis Redding, Jimi Hendrix ou encore Wilson Pickett.
Durant son adolescence il se balade, fait des voyages, découvre
les pays qui l’entourent. Ses compagnons favoris sont,
sa guitare, son harmonica et un ampli vissé sur le
taxi-brousse.
Mêlant rythmes traditionnels wolofs et modernité,
il crée en 1984 son propre groupe avec de belles
personnalités telles que Thio Mbaye ex-percussionniste
des fameux Ballets d’Afrique Noire. Progressivement
Ismaël Lô va imposer son style balade de guitare
folk song, mêlée de rythm’n’blues,
en rupture avec les percussions bien connues de ses devanciers.
Il perce au niveau international en 1991 grâce au
titre “Tabjone”. Tout s’enchaîne
très vite alors : tout d’abord un label international,
puis il donne son premier concert hors d’Afrique.
RFI le prime et son folk sahélien lui vaut l’étiquette
avantageuse de “Dylan africain”. En 1994, avec
“Iso”, il est question du statut des enfants
de parents séparés, des mariages arrangés,
de l’unité africaine, du rôle des femmes
sous les influences sahéliennes, mandingues et occidentales.
Depuis “Jammu Africa”, compilation qui rassemble
douze années de carrière, Ismaël Lo faisait
attendre ces fans. Enfin, “Dabah” est arrivé
en 2001et depuis les choses progressent.
TIKEN JAH, EN OR
Deux disques d’Or après environ cinq
années de présence constante sur la scène
musicale Française. Résultat, le fils de la
lignée des Fakoly aligne de plus de 100 000 exemplaires
vendus. Pour chaque albums France Afrique et Coup de Gueule.
La star du reggae Ivoirien a reçu ses deux prix l’année
dernière à Paris. Une reconnaissance méritée
(doublée d’une médaille du ministère
de la culture française) qui fait de ce fils de l’Afrique
une valeur sûr du reggae africain et mondial. Son
histoire a commencé en Côte d’Ivoire
où il a grandi. Il voulait devenir chanteur.
Pas n’importe quel chanteur. Il voulait faire du reggae.
Mais ça n’a été facile. Les parents
s’y opposaient, pas grand monde croyait en lui et
la traversée du désert a été
difficile.
Mais il n’a jamais baissé les bras. Tiken jah
Fakoly a bossé et s’est consacré à
la musique. Quand il a sorti son premier album, qui n’a
d’ailleurs pas connu un succès, certain observateur
voyait en lui déjà quelqu'un de direct et
ferme dans ses propos et ses textes. Il n’avait pas
tort. Aujourd’hui c’est la voix des sans voix,
des opprimés et faibles. Il dénonce et dit
haut ce que les autres n’osent pas. Tous ses albums
plus tard se vendent super bien. Car chacun s’y retrouve.
Il dérange et gêne mais continu selon une constance
déconcertante sa mission de nettoyage. La voix du
peuple n’a jamais déçu. Et quand il
s’est installé en France, ça été
l’envol. Succès sans précédent.
Aucune salle n’a de secret pour lui, aucun stade non
plus. Partout il fait salle comble et ses albums s’arrachent
comme de petits pains. A l’année il avoisine
la centaine de dates et de concerts live. Il déteste
le playback.
Avec ces deux disques d’or il prouve qu’il compte
dans le paysage musical international et aussi que le public
a raison de le suivre.
Son prochain album qu’il prépare actuellement
s’appelle l’africain. Un album coup de point
en perspective prévu pour le premier trimestre de
l’année prochaine.
SINGUILA, LE
RETOUR GANGNANT
Ce jeune talentueux chanteur,
de Soul, Rn’B, congolais d’origine, se raconte
à travers des rimes et des mélodies simples
comme la vie. Et il fera vivre ces belles mélodies
dans un concert très attendu le 07 Octobre à
Abidjan.
Auteur d’un deuxième album, Ghetto compositeur,
sorti en Juillet dernier, Singuila se repositionne dans
l’arène musicale, même s’il ne
l’a jamais quittée. Laissant derrière
lui son passé de rappeur.
Après On ne vit qu’une fois, sa première
œuvre musicale, cet artiste venu tout droit du Secteur
A, se considère comme un mec du ghetto : «
je me sens ghetto-didacte » dit-il. D’où
le titre Ghetto compositeur.
C’est en 2003 qu’il réalise son premier
tube Rn’B On ne vit qu’une fois, sous
le label Secteur A. Avec son timbre bien à
lui, il s’est fait remarqué par Jamélia,
la chanteuse anglo-saxonne. Elle lui offre une opportunité,
celle de se frotter aux grands de la sphère musicale.
Cet africain qui a grandi à Cergy, dans le Val-d’Oise
en France, s’est vite attiré la sympathie de
ses aînés. Les accompagnant de sa voix, il
a su séduit Mory Kanté et aussi Papa Wemba.
Physique de play-boy à la timidité adolescente,
il se rappelle de ses vacances en Afrique, avec ses oncles
musiciens, même s’il regrette de ne plus pouvoir
y aller.
Le succès, loin de lui tourner la tête, lui
permet de réfléchir à son avenir avec
sérieux. «Il ne suffit pas d’un tube
pour durer, je sais qu’il faut faire ses preuves.
»
Avant donc son prochain concert à Abidjan, Singuila
continue d’écrire le quotidien de la vie, sa
vie…
RICHARD
BONA, UNE VALEUR EN HAUSSE
Richard Bona est ce qu’on appelle dans
le jargon un virtuose. Ses expériences et prouesses
musicales ont fait de lui l’un des musiciens les plus
doués de sa génération.
Très jeune, il était un enfant capricieux.
Un de ceux qui pleurnichent à tout bout de champ.
C’est peut-être que Richard Bona ne savait pas
qu’il serait une trentaine d’années plus
tard un des meilleurs bassistes du monde.
C’est à Minta une petite localité de
l’est du Cameroun où il est né en 1967,
que commencent les aventures du jeune Richard. A onze ans,
il se rend à Douala pour étudier. Mais au
lieu des pupitres et les salles de classes, il est plus
abonné aux cabarets et bars de la ville. Quelques
années plus tard Richard Bona part en Europe. Il
va se forger une âme d’érudit de la musique.
D’abord au conservatoire de Düsseldorf en Allemagne,
ensuite il se retrouve dans le Under- grounds jazz de paris.
Cette entrée en matière conduit le jeune homme
aux dreads locks et au large sourire vers le Quintet Eric
Lelann. Il rencontre des grands noms comme Manu Dibango
son compatriote. Puis arrive 1995. Cette année là,
le prodige de la guitare est finaliste du concours «
Découverte de Radio France International (Rfi)».
Mais, coup du sort ou coup de chance Richard Bona n’arrive
pas à s’intégrer en France. Il part
à New York où il devient Directeur Artistique
de Harry Belafonte avant de se glisser dans l’univers
des icônes comme Paul Simon, Georges Benson en passant
par Queen Latifah ou encore Herbie Handcock. A l’issue
de nombreuses et palpitantes aventures musicales de jazz
de country ou même de salsa, le camerounais au «
doigté extra » sort son premier album «
scenes of my life » en 1999. Avec « Révérence
» 2001 son second album il donnera un concert mémorable
au « New Morning » à Paris. En 2003 il
enchaîne avec « Munia – The tale »
où on enregistre la participation de Salif Keîta.
Richard Bona est aussi l'auteur d'une réalisation
en trio avec Gerald Toto et Lokua Kanza. « Toto, Bona,
Lokua » est sortie en Avril 2004, juste un mois avant
que cette perle de bassiste soit désignée
au mois de Mai, Meilleur artiste international aux Victoires
du jazz.
FALLY
IPUPA, DROIT DEVANT
Il est doté d’une
voix prenante et pratique à merveille les pas de
différentes danses nées au congo. Son nom,
Fally Ipupa, chanteur au sein du groupe Quartier Latin international
de Koffi Olomide. Cet excellent danseur est la confirmation
de l'observation qui veut que le Congo démocratique
soit une réserve de grands talents de la chanson.
Né le 14 décembre 1977 à Kinshasa,
Fally Ipupa Nsimba est d'une famille nombreuse. Comme la
plupart des jeunes de la capitale congolaise, la musique,
c'est son hobby et il veut en faire son métier. Au
point même de faire une entorse à ses études.
Le jeune se découvre des prédispositions de
chanteur, avec une voix attendrissante. La musique le dévore.
Il commence comme chanteur au sein du groupe New City au
milieu des années 1990. Comme nombre des ses pairs
qui ne s'éternisent pas dans un groupe, il change
d'air pour se retrouver dans Nouvelle alliance un autre
« crew » kinois. Mais il va commencer à
se faire remarquer auprès du public de la capitale
au sein de Talents Latents, un groupe de jeunes musiciens
qui s'est distingué lors des concours des jeunes
formations musicales de la capitale. Mais le groupe une
fois encore ne fait pas long feu.
Fally Ipupa travaille son chant, émerge du lot et
attire l'attention de Koffi Olomide qui l’accueille
au sein du Quartier Latin international. Il chante successivement
dans les albums Droit de veto, Force de Frappe, Affaire
d'Etat, Du haut de son 1,82 m, charmeur et beau Effrakata
et Monde Arabe. C'est dans Force de Frappe qu'il va placer
sa première chanson, « Eternellement »,
dans Quartier Latin international.
DISSOLUTION
DU BURIDA: MARC LENOIR REAGIT
Je commencerai par saluer la vigilance de mes frères
ivoiriens du monde de la culture qui ont su réagir,
face à la nouvelle de la dissolution du BURIDA.
Si l’idée de lancer un festival mondial des
afro musiques était une bonne idée en son
temps, la nouvelle décision du ministre de la culture
et de la francophonie n’est plus du tout du goût
de promoteurs comme nous sommes, qui n’avons d’autre
patrimoine à défendre que ce qui est consigné
dans cette institution qu’est le BURIDA.
Pour moi, nous sommes face à un braquage culturel
qui ne sera pas sans conséquence sur les générations
à venir.
Il y a certes des soucis de gestion au BURIDA. C’est
peut être l’occasion de prendre conscience de
ce que représente l’édition dans la
culture d’un peuple en terme juridique et économique
et peut être se pencher sérieusement sur la
protection des œuvres de l’esprit.
Quand une maison est sale, on ne la détruit pas.
On peut envisager de changer la peinture, les meubles, sensibiliser
les habitants sur la salubrité, mais pour la mémoire
de ceux qui ont œuvré pour cet édifice,
on ne peut pas décider de la détruire.
Je voudrai ici soutenir dans ces propos, la nouvelle structure
associative impulsée autour de Gadji Celi, Bomou
Mamadou, Djoss Kezo, Ouhon Pierre, Augustin Kassi et les
autres artistes ivoiriens, qui sur les traces de Valen Guedé
, Etrany et autres continuent la lutte pour préserver
des acquis culturels même s’il revient au gouvernement
de veiller à relever cet aspect de notre développement.
« La dissolution du BURIDA n’est donc pas une
solution », il faut faire voter d’autres résolutions
au sein du parlement ivoirien, du gouvernement, créer
des comités de crise et de pilotage de projets de
réflexion sur le redressement du BURIDA, faire des
audits , confier le dossier à un collectif d’avocats
compétent dans le droit des affaires et de la propriété
intellectuelle ; mais dissoudre le BURIDA parce que d’autres
responsables n’ont pas su gérer le patrimoine
culturel ne justifie pas qu’on doit perdre notre âme
pour renflouer des caisses.
J’invite le ministre MEL THEODORE à prendre
en compte la position des artistes dont il veut sauver la
protection des œuvres. C’est la seule façon
d’arriver à un consensus raisonnable. Il sait
comprendre les jeunes, il lui suffit juste d’y penser.
MARC LENOIR, auteur de l’album «arrêtons
la guerre» sortie prévue en Septembre 2006
MARC
LENOIR INTERPELLE BLONDY
Il y a ceux qui chantent pour la
république et ceux qui chantent pour la rébellion.
Au moment où les politiciens aplanissent leurs différents
pour entrer dans le train de la paix, les artistes ivoiriens
ont-ils enterré leurs haches de guerre ?
Pourront ils aller à Bouaké comme l’Ambassadeur
et le reggae man de tous les temps peut se le permettre
sans craindre de réveiller l’hostilité
de la population ?
« Arrêtons la guerre et désarmons nous
dans nos cœurs et dans nos têtes »
Je sais que cette mission est à la porté d’Alpha
BLONDY et même mieux comme BOB MARLEY en son temps
en Jamaïque, pourra t-il lancer ce mouvement de rassemblement
de tous ces leaders politiques du pays pour danser ensemble
aux sons des artistes du pays réconcilié ?
Ce temps demeure important aux yeux des jeunes de Côte
D’ivoire.
« Aujourd’hui, les artistes ivoiriens, eux aussi
sont divisés par cette guerre », n’oublions
pas de les désarmer et les réconcilier avec
les populations du NORD et ceux du SUD.
Avant ou après le train de la paix de Mr BANNY, il
faudra préparer une autre caravane de la paix comme
par le passé, avec le monde de la culture qui vit
en ce moment un ras le bol et implose en Côte D’ivoire,
Mettons le Désarmement au centre de nos engagements
!
« Parce que les Ivoiriens se regardaient mais ils
ne se connaissaient pas, tu vois...Ils se fréquentaient
mais ils ne s’aimaient pas. Maintenant au delà
de se connaître et se regarder ils vont s’aimer
» disait ALPHA BLONDY.
Le fond du problème, c’est comment retrouver
le sourire de tous les côtés, comment se pardonner
mutuellement et comment se donner la main. (Entre déplacés
de guerre et replacés de guerre). ?
Cette mission de l’ONU confiée à ALPHA
BLONDY qui conserve un pouvoir affectif sur les ivoiriens
ne pourra se déployer plus efficacement que s’il
s’entoure aussi des artistes ivoiriens tels que Serges
KASSY, JOHN KYFFYZ, RAMSES DE KIMON , ZOANET COMES , AÏCHA
KONE , TIKEN JAH , BAILLY SPINTO , SOUM BILL , les MAGIC
SYSTEM , les DJ du COUPER DECALER, les RAS , TINA SPENCER
, etc.
Et chanter en chœur pour la paix, tous en gardant bien
sûr ALPHA BLONDY comme porte parole de cette unité
nationale qui commence par le patrimoine culturel.
MARC LENOIR, auteur de l’album «arrêtons
la guerre» sortie prévue en Septembre 2006.
MUSS MAM, IL EN
VEUT GROS
Voici exactement 12 ans que le groupe MAM a fait son apparition
sur la scène musicale ivoirienne. Il était
composé de Mad, As et Muss le benjamin. Depuis deux
ans MUSS s’est installé en France et veut s’exprimer
seul. Son album est prêt, son concept est en boite
et des majors françaises sont à son écoute.
Retour sur le parcours de Muss.
A 25 ans et avec une bonne dizaine d’années
d’expérience, Muss le plus jeune de la bande
a su réorganiser sa carrière. En plus de ses
talents de rappeur, il s’est perfectionné dans
la production et la réalisation vidéo. Et
aussi aux rudiments de la haute technologie des métiers
de l’électronique et du son.
Le concept qu’il va développer est le hip hop
franco-africain. Mais avant Muss a eu le temps de se former
à l’école du groupe MAM. Qui a produit
cinq albums. 1993 Hold Up, 1995 Lumière, 1997 Nouveau
Concept, 2001 Allah U Akbar, 2004 c’est le best off
et cette année il se prépare son album solo
Mon Epoque. Avec la collaboration de certaines vedettes
comme Nayanka Bell, Général Murphy, Tonton
David et Jacob Desvarieux . Ce genre de collaboration est
en fait une habitude du groupe MAM que le jeune Muss a conservé.
En effet, sur tous les albums du groupe, ils ont fait appel
à des invités spéciaux. C’est
ainsi qu’on a pu apprécier à l’époque
les interventions de Aïcha Koné, Marie Josée
Gibon, Meiway, Jimmy Cliff, Laam, Ismaêl Isaac, Singuila.
Cet album solo prend donc en compte tous les ingrédients
du rap africain façon MAM et les artifices du hip
hop français qui l’a influencé. «
Je suis un rappeur ivoirien qui rappe en français
et qui nourrit son art de tous les sons qui me parlent ».
Pour cet album qui lorgne les bacs des majors, il a puisé
les mélodies simplement dans les musiques qu’il
écoute. Un peu de musique Africaine ( coupé
décalé, musique traditionnelle…), Caribéenne
( zouk, dance- hall, salsa…) et Américaine
( hip hop, r&b, soul…).
Avec cet album il veut imposer un style qui se décline
en une danse et un rythme qui est le Fanico ( laver le lingue
en malinké). C’est un titre qui rappelle les
musiques afro et ramène à une identité
africaine. Avec des ambiances et des couleurs très
marquées. Muss veut également exprimer ce
rapport privilégié et primordial qu’il
entretient avec l’oralité en tant qu’africain.
Mais n’ignore pas pour autant les influences des sonorités
nouvelles qui rappellent son ouverture sur le monde. Evidemment
cet album est sur la table des grosses majors françaises
qui semblent avoir un penchant pour cette courageuse production
qui s’intitule Mon époque.
FIMNA,
UN FESTIVAL POUR L'AFRIQUE
Pendant cinq jours Abidjan sera le carrefour des musiques
noires. Ce sera au mois de décembre prochain selon
les organisateurs.
Les 6, 7, 8, 9 et 10 décembre prochain Abidjan sera
de nouveau la plaque tournante du showbiz international.
Il s’agit d’un festival qui contribuera à
valoriser les musiques du continent africain.
Le Fimna sera un vaste marché pour exposer les compétences
sous toutes leurs formes. On parle d’artistes comme
Meiway, Magic System, John Yalley, Orlando Poleo, Kassav,
Serge Kassi, Orchestra Aragon, Les Woody, Lokua Kanza, Papa
Wemba, Sékouba Bambino, Amanda Dumas, Alpha Blondy,
François Kèncy, Paco Séry, Salif Kéita,
Manu Dibango, Richard Bona, Youssou Ndour….
Ce festival se tiendra au Palais de la Culture, au Palais
des Congrès de l’Hôtel Ivoire et dans
un stade de la capitale ivoirienne pour le bouquet final.
AWADI
S'ENERVE!
Combien sont-ils ces jeunes Sénégalais et
autres ressortissants de l’Afrique subsaharienne à
embarquer dans des pirogues pour fuir la misère chez
eux en bravant tous les risques ?
Depuis le début de l’année, plus de
1500 jeunes ont péri et plus de 13 000 ont atteint
l’archipel des Canaries dans un état pitoyable
: affamés, déshydratés, épuisé…
Ce qui malgré tout ne décourage pas les candidats
à l’émigration clandestine.
Le rappeur sénégalais Awadi que l’on
connaît pour son engagement se sent interpellé
par ce drame dont il fait cas dans le titre phare de son
troisième album intitulé Sunugaal, notre pirogue
en wolof. Pour ce panafricaniste, ces désespérés
qui tentent l’aventure, sont déçus des
systèmes politiques et des promesses d’un mieux
être jamais tenus par les gouvernements. « Alors
ils se disent que vivre en Afrique est pire que l’enfer
» dit-il.
Awadi n’accuse toutefois pas seulement les politiciens
africains. Il affirme que la pauvreté, à la
base de cette fuite vers l’Eldorado européen
est aussi le résultat du fardeau de la dette et surtout
du pillage des ressources du continent depuis des années.
La chanson Sunugaal est également un plaidoyer pour
dissuader les candidats au départ par la mer. Il
exorte ceux-ci à rester chez eux pour construire
le continent noir.
LE BONHEUR SOURIT
A CORNEILLE
Voici bientôt cinq ans, la vie de ce jeune Rwandais
de nationalité Canadienne et aux parents adoptifs
Allemands connaît un succès international.
Beaucoup d’eau à coulé sous les pont
depuis… Petit Corneille est devenu grand.
Il fêtera 30 printemps le 24 mars prochain avec à
ses doigts la bague que lui aura certainement offert Sofia
sa compagne. Après l’avoir caché pendant
longtemps à la presse, la star R&B francophone
à fait une brèche en l’emmenant au Malawi
non en villégiature mais comme pour l’impliqué,
en mission pour le compte de l’UNICEF dans le cadre
de la campagne d’aide aux enfant atteints de VIH.
Signe de plus d’assurance peut être, Corneille
ne cache plus l’élue de son cœur à
ses mot « elle est…Lumineuse ! Et pas seulement
physiquement ». Il dévoile au grand jour sa
belle plante blanche. Il ne manque pas de dire « Avec
Sofia, je pense avoir rencontré la maman de mes futures
enfants… »Et on comprend sa motivation si on
prend en compte la méchanceté qu’a subit
sa famille. Que souhaiter de plus que cette belle histoire
continue pour cet artiste plein de talent.
En février 2004, Corneille Nyungura est nommé
aux Victoires de la musique dans deux catégories.
En octobre 2004, il occupe deux soirs de suite le Zénith
de Paris. Quelques semaines plus tard, sur l'album Dix ans
ensemble il chante en duo avec Youssou N'Dour. En novembre,
il reçoit le Félix de l’interprète
masculin de l’année au Québec et devient
citoyen canadien, lors d’une cérémonie
à la Citadelle de Québec.
Corneille devient porte-parole de la Croix-Rouge canadienne
pour dénoncer la problématique des enfants-soldats,
victimes des conflits en Sierra Leone, en Colombie ou au
Sri Lanka. Depuis le drame qui l’a touché si
directement au Rwanda, le chanteur n'est jamais retourné
dans le pays où il a grandi. Pourtant, il rêve
d’organiser un jour un grand concert de réconciliation
et d’espoir au stade de Kigali. En attendant ex membre
de O.N.E., (un groupe de R&B fondé en 1997avec
deux amis originaires d’Haïti) est nommé
ambassadeur de l’Unicef pour la campagne "Unissons-nous
pour les enfants, contre le sida", l’artiste
revient en Afrique pour la première fois depuis presque
dix ans et participe au concert Africa Live en mars 2005,
un événement organisé par Youssou N’Dour
à Dakar et depuis « son continent » lui
manque. L’enfant de Kigali né à Fribourg
ne rate plus une occasion de visiter ses frères.En
novembre 2005 C’est un Corneille apaisé, ayant
renoué avec ses racines pour mieux aller de l’avant,
qui revient avec un deuxième album intitulé
"Les marchands de rêves".
KOFFI OLOMIDE
ARRIVE ENFIN !
Après plusieurs reports le grand Mopao est annoncé
du côté de la lagune Ebrié à
Abidjan. Il est annoncé pour deux dates. Les vendredi
4 et samedi 5 août prochains.
Son histoire avec la Côte d’Ivoire ressemble
bien à une symphonie inachevée. Pour des spectacles
maintes fois annoncés et autant de fois annulés.
Pour diverses raisons.
Cette année et ce mois d’août a été
choisi par les organisateurs pour son come back. Mais les
choses n’ont pas été faciles. Car la
dernière date choisie a dû être annulée
pour des problèmes de sécurité. Certaines
organisations patriotiques en Côte d’ivoire
ont estimé que Koffi n’était pas le
bienvenu à Abidjan parce qu’il a rendu un hommage
qui ne dit pas son nom aux chefs de la rébellion
ivoirienne sur un titre de son dernier album.
A l’époque l’artiste avait juré
la main sur le cœur qu’il avait été
induit en erreur par un producteur ivoirien. Qu’avait
il à prendre partie dans un conflit ivoirien qui
le dépassait à la limite ?
Aujourd’hui c’est un autre producteur de spectacle
qui avait d’ailleurs un contrat en souffrance avec
koffi. Il a réactivé ce contrat et pense cette
fois-ci avoir calmé les ardeurs.
Dans quelques jours donc on saura si tout s’est bien
passé à Abidjan pour koffi et l’organisateur.
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