PIERRE AKENDENGUE: UN ARTISTE DOUE

Le gabonais Pierre Claver Akendengué n'a, jusqu'à ce jour, pas tout à fait connu la carrière qu'il mérite. Quasiment inclassable, Il est sans conteste l'un des artistes les plus doués voire, des plus complets de sa génération.

Akendengué fait partie de ceux qu’on qualifie de grand maître. Un savant de la musique africaine contemporaine qui a fait ses preuves. C’est en France, à la fin des années 60, qu’il se professionnalise dans ce qu’il considère comme étant sa raison d’être : la musique.Mais au départ de cette carrière un mal d’yeux.. Akendengué est atteint d’une grave maladie des yeux, raison pour laquelle, il débarque à Paris pour s’y faire soigner mais dans le bouillonnement politique du milieu des années 60, il y obtient le statut de réfugié politique. Les choses s’enchaînent et il trouve à Paris les conditions pour exprimer sa révolte et exercer sa passion. C’est alors qu’il s’inscrit au célèbre Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille. Pierre Barrouh, qui a lancé les carrières de Brigitte Fontaine -entre autres- publie sur son label Saravah, le premier album de Pierre Akendengué, intitulé Nandipo nous sommes en 1974. Deux ans plus tard, avec Africa Obota, véritable ode à l’Afrique, il obtient le Prix de la Jeune Chanson Française de la SACEM. C’est un véritable succès. Aussi, la reconnaissance du public Français est presque systématique, il s’inscrit dans l’histoire comme l’initiateur de l’explosion de la musique africaine en France ces débuts d’années 80.
Conteur, sociologue et poète à la fois, Pierre Akendengué combine les genres. Ses mélodies légères d’apparence faciles, font qu’il s’impose comme un artiste hors pair, de ceux qui éclairent les consciences au-delà des frontières. Avec Gorée, son dix huitième album, il continue à puiser dans la tradition de la forêt gabonaise et dans la culture de l’Afrique éternelle, avec une force qui lui est unique.
Ces temps-ci, Pierre Akendengué est occupé par des activités de conseiller aux affaires culturelles auprès du gouvernement de son pays. Cependant, il n’a pas délaissé pour autant sa carrière artistique. Son nouvel album est dans les bacs et s’est bien positionné. Le thème principal est la traite des esclaves, dont un des symboles forts est l'île de Gorée, au large du Sénégal. Gorée est d'ailleurs le titre de cet album sortie en avril 2006.

MORY KANTE: IL A MARQUE SON TEMPS

C ‘est la world-music qui a permis à Mory Kanté de se construire une solide renommée. Il a, lui aussi apporté sa pierre à la world-music. Mais, il reste à découvrir des aspects de ce précurseur des musiques africaines qu’il a marqué d’une certaine façon.

Mory Kanté est un enfant de l’Empire Mandingue, il est né le 24 février 1950 dans un petit village du sud de la Guinée. Mory, compte parmi les plus jeunes enfants de son père, qui n’en a pas moins de 38.La famille Kanté est une célèbre famille de griots, sorte de poètes, chanteurs, historiens, véritable mémoire vivante dont le rôle est de conter en musique les épopées sans fin des familles et des peuples. Le destin de l'enfant est donc tout naturellement de devenir un Djeli, terme mandingue qui désigne le griot. A 7 ans, sa famille l'envoie à Bamako, il est initié aux rites traditionnels, au chant et au balafon. Déjà, Il participe à de nombreuses fêtes familiales, à des cérémonies officielles au cours desquelles il se forge une expérience solide de musicien et de chanteur.En 1968, il intègre l'Institut des Arts de Bamako. Mais dès 1969, il arrète sa formation et joue dans différents groupes. Il se forge une première notoriété en faisant danser les maliens des nuits entières dans des bals à ciel ouvert, les apollos. A 21 ans, il est repéré par le saxophoniste Tidiane Koné qui lui propose d'intégrer son groupe, le Rail Band de Bamako. Il prend place dans l'orchestre dont le chanteur n'est autre que le malien, Salif Keïta. Lorsque ce dernier quitte le groupe Mory Kanté le remplacera au chant. La formation tourne dans toute l'Afrique de l'ouest où Mory devient un artiste connu. En 1976, il reçoit le Trophée de la Voix d'or au Nigeria. Parallèlement, il apprend la kora et transgresse ainsi une certaine tradition qui veut que le balafon soit l'instrument noble dans sa famille. Il devient cependant très vite un virtuose de cette harpe à 21 cordes. Il exerce également ses talents de compositeur en écrivant des musiques pour des chœurs et des ballets. En 1978, Mory s’installe à Abidjan, ville musicalement très active où les moyens de travail et d'enregistrement sont surtout plus nombreux. Le musicien s'éloigne alors du Rail Band, et s'entoure d'un nouvel ensemble de musiciens. Désormais, la kora est au centre de son travail. De plus en plus, il songe à renouveler la musique traditionnelle en y insufflant des sons et des rythmes occidentaux. Le succès est immédiat, même si cette modernisation de la musique traditionnelle n'est pas toujours appréciée. Il n'est pas rare de le voir surnommer l'enfant terrible dans la presse de l'époque. C'est à Los Angeles, sur le label, Ebony, que Mory Kanté enregistre son premier disque en 1981, Couroug nègre. L'artiste affine ses heureux mélanges entre tradition et modernité, entre instruments traditionnels et électriques. Déjà très connu en Afrique de l'Ouest, Mory devient une star sur tout le continent. Il monte un grand ballet pour le centre culturel français d'Abidjan. Sur scène, 75 artistes : une chorale, des musiciens et des danseurs. Durant les années qui suivent, Mais, c'est en Europe que le guinéen souhaite venir travailler. Ce désir devient réalité en 1984. Mory Kanté arrive en France en plein hiver avec la ferme intention d'aller plus loin encore dans ses expériences musicales et de se faire connaître en Europe. Dans la lancée, sort un premier album Mory Kanté à Paris. Artiste émigré et sans carte de séjour, il devient néanmoins une figure essentielle de la scène world. L’artiste écume quelques grandes salles Parisienne. C'est en Italie, qu'il fait la connaissance du producteur américain David Sancious, qui s'est illustré en travaillant avec Bruce Springsteen. Le mariage de leurs deux talents donne naissance à un troisième album, Ten Cola Nuts qui sort en avril 1986. Les scores de ventes sont moyens mais cette fois, Mory Kanté a réellement trouvé un équilibre musical et culturel. Désormais il a atteint, les sommets du succès avec son nouvel album Akwaba Beach. Ce disque marque le triomphe du funk mandingue grâce un titre particulier, Yéké Yéké qui explose les hit-parades du monde entier, à commencer par la Hollande. Composé au début des années 80, le titre se trouvait déjà sur l'album Mory Kanté à Paris mais insatisfait de cette première version, il décide de le réenregistrer. Jackpot! Le titre devient un succès d’une rare pureté sur lequel des publics du monde entier dansent et fait l'objet d'innombrables, remixes, adaptations et reprises en hébreu, arabe, chinois, hindi, portugais, anglais ou espagnol. Avec Yéké Yéké, Mory Kanté devient l'artiste africain le plus vendu et peut-être le plus connu à travers le monde. En juillet 88, le titre Yéké Yéké atteint la première place du classement paneuropéen établi par le fameux hebdomadaire professionnel américain, Billboard. Juste après avoir reçu un disque d'or en octobre 88 en France, Mory Kanté est récompensé en novembre à Paris par la Victoire de la Musique du meilleur album francophone. Le 14 juillet 1990, il représente la France avec Khaled lors d'un concert géant à New York, dans Central Park, devant des milliers de new-yorkais. En novembre, toujours à New York, il participe au Gala de la francophonie dans le célèbre Apollo Théâtre de Harlem qui a vu débuter son idole, James Brown. Il réalise un autre de ses nombreux projets, avec la création d'un orchestre philharmonique d'une trentaine de koras, et autant de harpes, violons et flûtes. C'est avec cet Ensemble Traditionnel de Guinée de 130 musiciens qu'il se produit en 1991 pour l'inauguration de la Grande Arche de la Défense à Paris. En 1994, Mory Kante reçoit le "Griot d'Or". Le 14 juillet, il chante à Deauville, station balnéaire de Normandie, puis entame une tournée européenne puis canadienne. Après toutes ces années de succès, Mory Kanté choisit de retrouver une musique plus familiale, plus traditionnelle. Peut-être un peu las de son image de griot électrique, le Guinéen se tourne vers ses sources et vers une pratique plus authentique de son art et de son métier. Il faut attendre 2001 pour retrouver Mory Kanté. C'est en juin de cette année qu'il sort Tamala (le Voyageur) après un long silence. Agé de 51 ans, le musicien n'a pourtant cessé de tourner à travers le monde.

FAUDEL: L’AMBASSADEUR

Le succès que remporte le raï (musique algérienne) a encouragé certains fils d’Algérie, dont Faudel est aujourd'hui l'emblème, à l’exporter. Devenu célèbre grâce à son amour pour la musique, le jeune homme de 28 ans, ne cesse d’écumer les scènes du monde. Le nouvel ambassadeur du Raï vient de sortir son nouvel album. Il est révolutionnaire.

Faudel Bellula est né le 6 juin 1978 à Mantes-la-Jolie (banlieue parisienne), dans le quartier du Val Fourré. Chez eux, les cassettes de raï du bled des parents cohabitent avec les rythmes soul et reggae des sept frères, tous musiciens. A tel point que dès l'âge de 12 ans, Faudel fonde le groupe Les Etoiles du Raï, anime les fêtes associatives et donne de petits concerts en reprenant les tubes de Khaled, Mami ou encore Zahouania sur une bande instrumentale préenregistrée.
Un an plus tard, il rencontre Mohamed Mestar, dit Momo, un ancien guitariste professionnel, qui a fondé une association de promotion des artistes locaux. Grâce à Momo, Faudel développe son propre répertoire et commence à faire les premières parties de Mc Solaar, Idir, Jimmy Oihid et même Khaled. En dépit de quelques cours de comptabilité et de métallurgie en fin de scolarité, l'aventure musicale prend vite le dessus. Des concerts suivent plus tard et Momo met tout en œuvre pour trouver un contrat avec des maisons de disques. Finalement il obtient un contrat pour cinq albums. Faudel décide de ne plus aller pointer au lycée et réalise son rêve d'être salarié à 18 ans.
En octobre 97, celui qu'on a baptisé le "Petit Prince du Raï" sort son premier album. Faudel y interprète un raï "light" emprunt du traditionnel spleen allègre qui relate les amours brisés ainsi que l'hommage oranais tout en exprimant le malaise de la génération beur. Son simple "Tellement N'brick" (Tellement Je t'aime") est un des tubes raï qui a été consacré sur les radios communautaires lors du dernier Ramadan (janvier 98). En 2000, il s’essaie au cinéma et le jeune Faudel tente de faire une percée avec un rôle dans le film le Battement d'ailes du papillon. Il reçoit de nombreux scénarios mais reste vigilant quant à l'image qu'il veut donner. En février 2002, la compagne du chanteur donne naissance à un petit garçon prénommé Enzy. Le début de l'année suivante est consacré à l'écriture et l'enregistrement d'un nouvel album. Le 2 septembre sort Un autre soleil. Plus mature et professionnel qu'à ses débuts, le jeune homme sait dorénavant ce qu'il veut. Avec l'aide de l'auteur Patrick Dupond venu de la sphère Pagny, il propose des morceaux très personnels. Cet album aux sonorités méditerranéennes devrait permettre à Faudel de satisfaire un public plus large que le public communautaire qu'il avait d'abord séduit. Pour cette année 2006, Faudel revient avec son quatrième album : Mundial corrida. Un album de onze titres orienté vers la pop.

MARC LENOIR: LE COUPER DECALER DOIT EVOLUER

Quand un mouvement devient commercial et représentatif de toute une communauté, on doit faire attention à l’image que dégagent ces acteurs au nom de cette cause communautaire.

Le couper décaler est devenu un des identifiants de la Côte d’Ivoire et rien que pour ça, il doit évoluer dans sa façon de véhiculer nos valeurs essentielles. Le message des chansons doit representer plus qu’une bande de joyeux copains mais surtout une génération qui vit les mêmes problèmes.
J’ai de l’admiration pour les artistes DJ du moment. Je leur souhaite longue vie artistique et surtout leur demande de s’attendre à ce que les mélomanes soient plus exigeant désormais.
Le Couper Décaler tel qu’il se présente aujourd’hui devrait rapprocher le Hip Hop ivoirien du Zouglou.
La petite guerre Rappeur et Zouglou prendra fin si les rappeurs s’inspirent du zouglou pour adapter le hip hop et si les zouglous travaillent plus leurs textes pour les rendre plus audibles et objectifs.
Ce travail de rapprochement , nous l’avions commencé au sein du MUR sur les campus et dans les écoles .
Les origines du Couper Décaler se retrouvent dans les activités du Mouvement universitaire du Rap ( M.U.R). Dans les années 90 en marge de l’effervescence du Zouglou déjà très enraciné dans la jeunesse ivoirienne. On peut considérer le couper décaler comme le raggamuffin ivoirien comme l’annonçait le MUR.
Les grands artisans de cette nouvelle donne sont au delà du MUR et Marc Lenoir, les groupes tels : Les RAS ( Boni Power et Turbo ) – Les Yang Synstem ( Akerahim et Cisco Makenzi ) – AGG ( Mc Prince et Akerahim) – ( Groove Makers ) – Scorpio - RAP Kenny – Roch BI , et tous les groupes Zouglou , Servais ( DJ S ) , Desiré Abou , NST Koffie’s etc. , John Jay , JC Kodjané , Jean Paul Zven Atemené , Yves Zogbo Junior , ceux-là dont le rap était déjà décalé et le zouglou coupé.
Si on vous demande pourquoi je soutiens le Couper Décaler mais que je lance le Faya Moukou ?…dites leur que c’est parce que les penseurs de « milet » ont dit qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve.
Marc Lenoir depuis la Bretagne. Auteur de l’album "arrêtons la guerre

MARY J. BLIGE: RIEN QUE DE LA SOUL
Née d’un père musicien de jazz, Mary J. Blige est bercée très tôt par la musique. Dès son plus jeune âge, elle exprime sa passion pour la chanson en faisant parti de la chorale de son église et rêve déjà de devenir une grande artiste.
Mary J. écoute les disques préférés de sa mère : Al Green, Otis Redding, Donny Hathaway, Marvin Gaye ou encore Stevie Wonder mais aussi du de hip-hop. Adolescente, elle commence à chanter en solo à la chorale et enregistre une maquette. André Harell du label Uptown Records écoute et recrute Mary J., qui devient la première et la plus jeune artiste féminine du label.
Octobre 1992 sortie de what’s the 411 ? , un album qui mêle la sensibilité et la profondeur de la soul avec la dureté du hip-hop. En effet, Mary J. pose sa sublime voix sulfureuse sur des instruments hip hop en nous relatant son vécu aussi marquant que celui de n’importe quel rappeur. Cet album se vendra a plus de 3 millions d’exemplaires et Mary se verra attribuer le titre de Queen of hip hop soul.
Mary J. Blige revient en 1994 avec My Life toujours avec Puff Daddy à la production. Mary J nous invite dans sa vie et, elle chante alors ses joies, ses peines, ses malheurs et nous transmet toutes les émotions qu’elle peut. Le morceau le plus marquant de l’album est sans conteste I’m going down.
Après sa tournée mondiale, Mary J sort en 1997 son 3eme opus « Share my world » qui entre directement en tête des charts. Ayant mis fin à son alliance avec Puff Daddy, elle s’entoure des producteurs RNB les plus réputés de l’époque tels que Babyface, R Kelly, Jimmy Jam & Terry Lewis, ou encore Rodney Jerkins…
Mary quatrième album aux sonorités très soul et aux featurings plus que prestigieux sort fin 1999. Après ces quatre albums mélancoliques avec ce 5eme disque elle change de direction et se lance dans le R&B mainstream. Ainsi en Mary a enfin trouvé l’équilibre dans sa vie, c’est une femme pleine d’amour et de vie et elle veut un album à son image.

 BEYONCE: UNE HISTOIRE DE REVE
Beyoncé Knowles va gâter ses fans à la fin de l’année. Outre son album B’Day paru dans les bacs le 5 septembre dernier et son film Dreamgirls qui sera en salles le 25 décembre, la chanteuse et actrice compte également sortir quatre nouveaux titres.

Beyoncé est née le 4 septembre 1981 à Houston. Elle a grandi au Texas. C’est la fille aînée d'une coiffeuse et d'un revendeur en équipement médical. A 9 ans, elle fonde son premier groupe Girls Tyme, rebaptisé The Dolls en 1992 et devenu plus tard Destiny's Child en 1994. Bien inspiré, Matthew Knowles, le père de Beyoncé plaque son boulot pour manager le groupe. Le groupe est composé de Beyoncé, Kelly cousine de Beyoncé, Latoya et Latavia. Malgré les échecs, le groupe ne perd pas espoir et finalement, décroche son premier contrat chez Columbia Records en 1996. Elles en profitent pour sortir un album éponyme.Leur premier single No, No, No en featuring avec Wyclef Jean remporte très rapidement un succès international. Le second, The Writting on The Wall confirme l'énorme popularité du groupe.
Mais entre temps, des discordes tiraillent le groupe: Latoya et Latavia reprochent au papa de Beyoncé de la privilégier aux autres membres du groupe. S'en suit le départ retentissant des deux membres Latoya et Latavia. Elles sont remplacées par Farah et Michelle. A l’époque Beyoncé disait déjà que la séparation a été pénible : « ce fut un moment très douloureux pour moi, nous avons entretenu de très mauvais rapports entre nous ». Plus tard Farah quitte elle aussi le groupe et tente une carrière solo. Le groupe reste donc fixé au nombre de trois. Survivor le troisième album du groupe sort en 2001 et récolte le succès qui lui est dû. La preuve, à ce jour, le trio a vendu près de 33 millions d'albums à travers le monde. La chanteuse et son père ont atteint leur objectif. Le groupe lui ayant servi de tremplin, la belle se décide à entamer une carrière solo.

AGANA: IL VEUT CONQUERIR LE MONDE
Ismaël Agana suit les traces de son père, qui n’est autre que Alpha Blondy, mais il ne marche dans ses pas. Le fils a su se créer une identité propre. Il nous en livre les clés via son dernier album, Le prix à payer.
Le prix à payer, sonne comme le début d’une grande aventure musicale pour Agana. Il y a quelques temps sur les bords de la lagune Ebrié il s’est lancé dans la musique par le biais d’un album reggae. Pouvait –il en être autrement ? Dès son plus jeune âge, dans le sillon de son père, le planétaire Alpha Blondy, il a vécu dans une ambiance de répétition, d’enregistrement et de concerts reggae. Né le 30 décembre 1972, La carrière d’Ismaël Agana, démarre véritablement en 1995 avec l’album The Day. Entre Paris et Abidjan, Agana aura au total consacré trois années à sa dernière réalisation. Il signe ainsi sa quatrième production fortement marquée par la crise ivoirienne. Selon lui, son pays semble payer 30 ans de paix, d’où le titre de l’œuvre, Le prix à payer. Sur cet album chaque chanson a sa marque, comme pour présenter l’une des multiples facettes du Rootsteady, nom qu’Agana donne à son reggae. Il n’est certainement pas de ceux qui réclame le ghetto comme leur patrie mais veut mettre aux oreilles des mélomanes un «Reggae militant avec du social, de l’engagement et surtout une petite lueur d’espoir» comme il l’explique. Avant la chanson le jeune homme s’est exercé à la comédie, et est même passé sur les plateaux d’un film qui malheureusement n’est jamais sorti. Plein d’abnégation Agana n’a jamais envisagé les choses avec légèreté en faisant allusion à son père. «Je savais dès le départ que cela allait être très compliqué… fils de forgeron dont les lames sont reconnues pour être de grande qualité. Il lui faudra faire des lames de qualité équivalente ou supérieure, sinon il risque de ne pas avoir de clients.»Toutefois, il se sent investi d’une mission prédestinée«On ne peut pas échapper à son destin et chacun à une mission bien déterminée. Je suis tombé dedans, je n’ai pas choisi et je ne suis que ma voie.»Se défend t-il.

ISMAEL LÔ, L'HOMME QUI FAIT SOURIRE SA GUITARE
Imaël Lo est à la fois du Sénégal et du Niger. Adolescent, il rêve de devenir une star. Très ingénieux, il confectionne très vite sa première guitare : un bidon usagé d’huile et du fil de pêche comme cordage. Il se écoute à l’époque aux vinyles d’Otis Redding, Jimi Hendrix ou encore Wilson Pickett.
Durant son adolescence il se balade, fait des voyages, découvre les pays qui l’entourent. Ses compagnons favoris sont, sa guitare, son harmonica et un ampli vissé sur le taxi-brousse.
Mêlant rythmes traditionnels wolofs et modernité, il crée en 1984 son propre groupe avec de belles personnalités telles que Thio Mbaye ex-percussionniste des fameux Ballets d’Afrique Noire. Progressivement Ismaël Lô va imposer son style balade de guitare folk song, mêlée de rythm’n’blues, en rupture avec les percussions bien connues de ses devanciers.
Il perce au niveau international en 1991 grâce au titre “Tabjone”. Tout s’enchaîne très vite alors : tout d’abord un label international, puis il donne son premier concert hors d’Afrique. RFI le prime et son folk sahélien lui vaut l’étiquette avantageuse de “Dylan africain”. En 1994, avec “Iso”, il est question du statut des enfants de parents séparés, des mariages arrangés, de l’unité africaine, du rôle des femmes sous les influences sahéliennes, mandingues et occidentales. Depuis “Jammu Africa”, compilation qui rassemble douze années de carrière, Ismaël Lo faisait attendre ces fans. Enfin, “Dabah” est arrivé en 2001et depuis les choses progressent.

TIKEN JAH, EN OR
Deux disques d’Or après environ cinq années de présence constante sur la scène musicale Française. Résultat, le fils de la lignée des Fakoly aligne de plus de 100 000 exemplaires vendus. Pour chaque albums France Afrique et Coup de Gueule.
La star du reggae Ivoirien a reçu ses deux prix l’année dernière à Paris. Une reconnaissance méritée (doublée d’une médaille du ministère de la culture française) qui fait de ce fils de l’Afrique une valeur sûr du reggae africain et mondial. Son histoire a commencé en Côte d’Ivoire où il a grandi. Il voulait devenir chanteur.  
Pas n’importe quel chanteur. Il voulait faire du reggae. Mais ça n’a été facile. Les parents s’y opposaient, pas grand monde croyait en lui et la traversée du désert a été difficile.
Mais il n’a jamais baissé les bras. Tiken jah Fakoly a bossé et s’est consacré à la musique. Quand il a sorti son premier album, qui n’a d’ailleurs pas connu un succès, certain observateur voyait en lui déjà quelqu'un de direct et ferme dans ses propos et ses textes. Il n’avait pas tort. Aujourd’hui c’est la voix des sans voix, des opprimés et faibles. Il dénonce et dit haut ce que les autres n’osent pas. Tous ses albums plus tard se vendent super bien. Car chacun s’y retrouve. Il dérange et gêne mais continu selon une constance déconcertante sa mission de nettoyage. La voix du peuple n’a jamais déçu. Et quand il s’est installé en France, ça été l’envol. Succès sans précédent. Aucune salle n’a de secret pour lui, aucun stade non plus. Partout il fait salle comble et ses albums s’arrachent comme de petits pains. A l’année il avoisine la centaine de dates et de concerts live. Il déteste le playback.
Avec ces deux disques d’or il prouve qu’il compte dans le paysage musical international et aussi que le public a raison de le suivre.
Son prochain album qu’il prépare actuellement s’appelle l’africain. Un album coup de point en perspective prévu pour le premier trimestre de l’année prochaine.

SINGUILA, LE RETOUR GANGNANT
Ce jeune talentueux chanteur, de Soul, Rn’B, congolais d’origine, se raconte à travers des rimes et des mélodies simples comme la vie. Et il fera vivre ces belles mélodies dans un concert très attendu le 07 Octobre à Abidjan.
Auteur d’un deuxième album, Ghetto compositeur, sorti en Juillet dernier, Singuila se repositionne dans l’arène musicale, même s’il ne l’a jamais quittée. Laissant derrière lui son passé de rappeur.
Après On ne vit qu’une fois, sa première œuvre musicale, cet artiste venu tout droit du Secteur A, se considère comme un mec du ghetto : « je me sens ghetto-didacte » dit-il. D’où le titre Ghetto compositeur.
C’est en 2003 qu’il réalise son premier tube Rn’B On ne vit qu’une fois, sous le label Secteur A. Avec son timbre bien à lui, il s’est fait remarqué par Jamélia, la chanteuse anglo-saxonne. Elle lui offre une opportunité, celle de se frotter aux grands de la sphère musicale.
Cet africain qui a grandi à Cergy, dans le Val-d’Oise en France, s’est vite attiré la sympathie de ses aînés. Les accompagnant de sa voix, il a su séduit Mory Kanté et aussi Papa Wemba.
Physique de play-boy à la timidité adolescente, il se rappelle de ses vacances en Afrique, avec ses oncles musiciens, même s’il regrette de ne plus pouvoir y aller.
Le succès, loin de lui tourner la tête, lui permet de réfléchir à son avenir avec sérieux. «Il ne suffit pas d’un tube pour durer, je sais qu’il faut faire ses preuves. »
Avant donc son prochain concert à Abidjan, Singuila continue d’écrire le quotidien de la vie, sa vie…

RICHARD BONA, UNE VALEUR EN HAUSSE
Richard Bona est ce qu’on appelle dans le jargon un virtuose. Ses expériences et prouesses musicales ont fait de lui l’un des musiciens les plus doués de sa génération.
Très jeune, il était un enfant capricieux. Un de ceux qui pleurnichent à tout bout de champ. C’est peut-être que Richard Bona ne savait pas qu’il serait une trentaine d’années plus tard un des meilleurs bassistes du monde.
C’est à Minta une petite localité de l’est du Cameroun où il est né en 1967, que commencent les aventures du jeune Richard. A onze ans, il se rend à Douala pour étudier. Mais au lieu des pupitres et les salles de classes, il est plus abonné aux cabarets et bars de la ville. Quelques années plus tard Richard Bona part en Europe. Il va se forger une âme d’érudit de la musique. D’abord au conservatoire de Düsseldorf en Allemagne, ensuite il se retrouve dans le Under- grounds jazz de paris. Cette entrée en matière conduit le jeune homme aux dreads locks et au large sourire vers le Quintet Eric Lelann. Il rencontre des grands noms comme Manu Dibango son compatriote. Puis arrive 1995. Cette année là, le prodige de la guitare est finaliste du concours « Découverte de Radio France International (Rfi)». Mais, coup du sort ou coup de chance Richard Bona n’arrive pas à s’intégrer en France. Il part à New York où il devient Directeur Artistique de Harry Belafonte avant de se glisser dans l’univers des icônes comme Paul Simon, Georges Benson en passant par Queen Latifah ou encore Herbie Handcock. A l’issue de nombreuses et palpitantes aventures musicales de jazz de country ou même de salsa, le camerounais au « doigté extra » sort son premier album « scenes of my life » en 1999. Avec « Révérence » 2001 son second album il donnera un concert mémorable au « New Morning » à Paris. En 2003 il enchaîne avec « Munia – The tale » où on enregistre la participation de Salif Keîta. Richard Bona est aussi l'auteur d'une réalisation en trio avec Gerald Toto et Lokua Kanza. « Toto, Bona, Lokua » est sortie en Avril 2004, juste un mois avant que cette perle de bassiste soit désignée au mois de Mai, Meilleur artiste international aux Victoires du jazz.

FALLY IPUPA, DROIT DEVANT
Il est doté d’une voix prenante et pratique à merveille les pas de différentes danses nées au congo. Son nom, Fally Ipupa, chanteur au sein du groupe Quartier Latin international de Koffi Olomide. Cet excellent danseur est la confirmation de l'observation qui veut que le Congo démocratique soit une réserve de grands talents de la chanson.
Né le 14 décembre 1977 à Kinshasa, Fally Ipupa Nsimba est d'une famille nombreuse. Comme la plupart des jeunes de la capitale congolaise, la musique, c'est son hobby et il veut en faire son métier. Au point même de faire une entorse à ses études. Le jeune se découvre des prédispositions de chanteur, avec une voix attendrissante. La musique le dévore.
Il commence comme chanteur au sein du groupe New City au milieu des années 1990. Comme nombre des ses pairs qui ne s'éternisent pas dans un groupe, il change d'air pour se retrouver dans Nouvelle alliance un autre « crew » kinois. Mais il va commencer à se faire remarquer auprès du public de la capitale au sein de Talents Latents, un groupe de jeunes musiciens qui s'est distingué lors des concours des jeunes formations musicales de la capitale. Mais le groupe une fois encore ne fait pas long feu.
Fally Ipupa travaille son chant, émerge du lot et attire l'attention de Koffi Olomide qui l’accueille au sein du Quartier Latin international. Il chante successivement dans les albums Droit de veto, Force de Frappe, Affaire d'Etat, Du haut de son 1,82 m, charmeur et beau Effrakata et Monde Arabe. C'est dans Force de Frappe qu'il va placer sa première chanson, « Eternellement », dans Quartier Latin international.

DISSOLUTION DU BURIDA: MARC LENOIR REAGIT
Je commencerai par saluer la vigilance de mes frères ivoiriens du monde de la culture qui ont su réagir, face à la nouvelle de la dissolution du BURIDA.
Si l’idée de lancer un festival mondial des afro musiques était une bonne idée en son temps, la nouvelle décision du ministre de la culture et de la francophonie n’est plus du tout du goût de promoteurs comme nous sommes, qui n’avons d’autre patrimoine à défendre que ce qui est consigné dans cette institution qu’est le BURIDA.
Pour moi, nous sommes face à un braquage culturel qui ne sera pas sans conséquence sur les générations à venir.
Il y a certes des soucis de gestion au BURIDA. C’est peut être l’occasion de prendre conscience de ce que représente l’édition dans la culture d’un peuple en terme juridique et économique et peut être se pencher sérieusement sur la protection des œuvres de l’esprit.
Quand une maison est sale, on ne la détruit pas. On peut envisager de changer la peinture, les meubles, sensibiliser les habitants sur la salubrité, mais pour la mémoire de ceux qui ont œuvré pour cet édifice, on ne peut pas décider de la détruire.
Je voudrai ici soutenir dans ces propos, la nouvelle structure associative impulsée autour de Gadji Celi, Bomou Mamadou, Djoss Kezo, Ouhon Pierre, Augustin Kassi et les autres artistes ivoiriens, qui sur les traces de Valen Guedé , Etrany et autres continuent la lutte pour préserver des acquis culturels même s’il revient au gouvernement de veiller à relever cet aspect de notre développement.
« La dissolution du BURIDA n’est donc pas une solution », il faut faire voter d’autres résolutions au sein du parlement ivoirien, du gouvernement, créer des comités de crise et de pilotage de projets de réflexion sur le redressement du BURIDA, faire des audits , confier le dossier à un collectif d’avocats compétent dans le droit des affaires et de la propriété intellectuelle ; mais dissoudre le BURIDA parce que d’autres responsables n’ont pas su gérer le patrimoine culturel ne justifie pas qu’on doit perdre notre âme pour renflouer des caisses.
J’invite le ministre MEL THEODORE à prendre en compte la position des artistes dont il veut sauver la protection des œuvres. C’est la seule façon d’arriver à un consensus raisonnable. Il sait comprendre les jeunes, il lui suffit juste d’y penser.
MARC LENOIR, auteur de l’album «arrêtons la guerre» sortie prévue en Septembre 2006

MARC LENOIR INTERPELLE BLONDY
Il y a ceux qui chantent pour la république et ceux qui chantent pour la rébellion. Au moment où les politiciens aplanissent leurs différents pour entrer dans le train de la paix, les artistes ivoiriens ont-ils enterré leurs haches de guerre ?
Pourront ils aller à Bouaké comme l’Ambassadeur et le reggae man de tous les temps peut se le permettre sans craindre de réveiller l’hostilité de la population ?
« Arrêtons la guerre et désarmons nous dans nos cœurs et dans nos têtes »
Je sais que cette mission est à la porté d’Alpha BLONDY et même mieux comme BOB MARLEY en son temps en Jamaïque, pourra t-il lancer ce mouvement de rassemblement de tous ces leaders politiques du pays pour danser ensemble aux sons des artistes du pays réconcilié ?
Ce temps demeure important aux yeux des jeunes de Côte D’ivoire.
« Aujourd’hui, les artistes ivoiriens, eux aussi sont divisés par cette guerre », n’oublions pas de les désarmer et les réconcilier avec les populations du NORD et ceux du SUD.
Avant ou après le train de la paix de Mr BANNY, il faudra préparer une autre caravane de la paix comme par le passé, avec le monde de la culture qui vit en ce moment un ras le bol et implose en Côte D’ivoire,
Mettons le Désarmement au centre de nos engagements !
« Parce que les Ivoiriens se regardaient mais ils ne se connaissaient pas, tu vois...Ils se fréquentaient mais ils ne s’aimaient pas. Maintenant au delà de se connaître et se regarder ils vont s’aimer » disait ALPHA BLONDY.
Le fond du problème, c’est comment retrouver le sourire de tous les côtés, comment se pardonner mutuellement et comment se donner la main. (Entre déplacés de guerre et replacés de guerre). ?
Cette mission de l’ONU confiée à ALPHA BLONDY qui conserve un pouvoir affectif sur les ivoiriens ne pourra se déployer plus efficacement que s’il s’entoure aussi des artistes ivoiriens tels que Serges KASSY, JOHN KYFFYZ, RAMSES DE KIMON , ZOANET COMES , AÏCHA KONE , TIKEN JAH , BAILLY SPINTO , SOUM BILL , les MAGIC SYSTEM , les DJ du COUPER DECALER, les RAS , TINA SPENCER , etc.
Et chanter en chœur pour la paix, tous en gardant bien sûr ALPHA BLONDY comme porte parole de cette unité nationale qui commence par le patrimoine culturel.
MARC LENOIR, auteur de l’album «arrêtons la guerre» sortie prévue en Septembre 2006.

MUSS MAM, IL EN VEUT GROS
Voici exactement 12 ans que le groupe MAM a fait son apparition sur la scène musicale ivoirienne. Il était composé de Mad, As et Muss le benjamin. Depuis deux ans MUSS s’est installé en France et veut s’exprimer seul. Son album est prêt, son concept est en boite et des majors françaises sont à son écoute.
Retour sur le parcours de Muss.
A 25 ans et avec une bonne dizaine d’années d’expérience, Muss le plus jeune de la bande a su réorganiser sa carrière. En plus de ses talents de rappeur, il s’est perfectionné dans la production et la réalisation vidéo. Et aussi aux rudiments de la haute technologie des métiers de l’électronique et du son.
Le concept qu’il va développer est le hip hop franco-africain. Mais avant Muss a eu le temps de se former à l’école du groupe MAM. Qui a produit cinq albums. 1993 Hold Up, 1995 Lumière, 1997 Nouveau Concept, 2001 Allah U Akbar, 2004 c’est le best off et cette année il se prépare son album solo Mon Epoque. Avec la collaboration de certaines vedettes comme Nayanka Bell, Général Murphy, Tonton David et Jacob Desvarieux . Ce genre de collaboration est en fait une habitude du groupe MAM que le jeune Muss a conservé. En effet, sur tous les albums du groupe, ils ont fait appel à des invités spéciaux. C’est ainsi qu’on a pu apprécier à l’époque les interventions de Aïcha Koné, Marie Josée Gibon, Meiway, Jimmy Cliff, Laam, Ismaêl Isaac, Singuila.
Cet album solo prend donc en compte tous les ingrédients du rap africain façon MAM et les artifices du hip hop français qui l’a influencé. « Je suis un rappeur ivoirien qui rappe en français et qui nourrit son art de tous les sons qui me parlent ». Pour cet album qui lorgne les bacs des majors, il a puisé les mélodies simplement dans les musiques qu’il écoute. Un peu de musique Africaine ( coupé décalé, musique traditionnelle…), Caribéenne ( zouk, dance- hall, salsa…) et Américaine ( hip hop, r&b, soul…).
Avec cet album il veut imposer un style qui se décline en une danse et un rythme qui est le Fanico ( laver le lingue en malinké). C’est un titre qui rappelle les musiques afro et ramène à une identité africaine. Avec des ambiances et des couleurs très marquées. Muss veut également exprimer ce rapport privilégié et primordial qu’il entretient avec l’oralité en tant qu’africain. Mais n’ignore pas pour autant les influences des sonorités nouvelles qui rappellent son ouverture sur le monde. Evidemment cet album est sur la table des grosses majors françaises qui semblent avoir un penchant pour cette courageuse production qui s’intitule Mon époque.

FIMNA, UN FESTIVAL POUR L'AFRIQUE
Pendant cinq jours Abidjan sera le carrefour des musiques noires. Ce sera au mois de décembre prochain selon les organisateurs.
Les 6, 7, 8, 9 et 10 décembre prochain Abidjan sera de nouveau la plaque tournante du showbiz international. Il s’agit d’un festival qui contribuera à valoriser les musiques du continent africain.
Le Fimna sera un vaste marché pour exposer les compétences sous toutes leurs formes. On parle d’artistes comme Meiway, Magic System, John Yalley, Orlando Poleo, Kassav, Serge Kassi, Orchestra Aragon, Les Woody, Lokua Kanza, Papa Wemba, Sékouba Bambino, Amanda Dumas, Alpha Blondy, François Kèncy, Paco Séry, Salif Kéita, Manu Dibango, Richard Bona, Youssou Ndour….
Ce festival se tiendra au Palais de la Culture, au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire et dans un stade de la capitale ivoirienne pour le bouquet final.

AWADI S'ENERVE!
Combien sont-ils ces jeunes Sénégalais et autres ressortissants de l’Afrique subsaharienne à embarquer dans des pirogues pour fuir la misère chez eux en bravant tous les risques ?
Depuis le début de l’année, plus de 1500 jeunes ont péri et plus de 13 000 ont atteint l’archipel des Canaries dans un état pitoyable : affamés, déshydratés, épuisé… Ce qui malgré tout ne décourage pas les candidats à l’émigration clandestine.
Le rappeur sénégalais Awadi que l’on connaît pour son engagement se sent interpellé par ce drame dont il fait cas dans le titre phare de son troisième album intitulé Sunugaal, notre pirogue en wolof. Pour ce panafricaniste, ces désespérés qui tentent l’aventure, sont déçus des systèmes politiques et des promesses d’un mieux être jamais tenus par les gouvernements. « Alors ils se disent que vivre en Afrique est pire que l’enfer » dit-il.
Awadi n’accuse toutefois pas seulement les politiciens africains. Il affirme que la pauvreté, à la base de cette fuite vers l’Eldorado européen est aussi le résultat du fardeau de la dette et surtout du pillage des ressources du continent depuis des années. La chanson Sunugaal est également un plaidoyer pour dissuader les candidats au départ par la mer. Il exorte ceux-ci à rester chez eux pour construire le continent noir.

LE BONHEUR SOURIT A CORNEILLE
Voici bientôt cinq ans, la vie de ce jeune Rwandais de nationalité Canadienne et aux parents adoptifs Allemands connaît un succès international. Beaucoup d’eau à coulé sous les pont depuis… Petit Corneille est devenu grand.
Il fêtera 30 printemps le 24 mars prochain avec à ses doigts la bague que lui aura certainement offert Sofia sa compagne. Après l’avoir caché pendant longtemps à la presse, la star R&B francophone à fait une brèche en l’emmenant au Malawi non en villégiature mais comme pour l’impliqué, en mission pour le compte de l’UNICEF dans le cadre de la campagne d’aide aux enfant atteints de VIH. Signe de plus d’assurance peut être, Corneille ne cache plus l’élue de son cœur à ses mot « elle est…Lumineuse ! Et pas seulement physiquement ». Il dévoile au grand jour sa belle plante blanche. Il ne manque pas de dire « Avec Sofia, je pense avoir rencontré la maman de mes futures enfants… »Et on comprend sa motivation si on prend en compte la méchanceté qu’a subit sa famille. Que souhaiter de plus que cette belle histoire continue pour cet artiste plein de talent.
En février 2004, Corneille Nyungura est nommé aux Victoires de la musique dans deux catégories. En octobre 2004, il occupe deux soirs de suite le Zénith de Paris. Quelques semaines plus tard, sur l'album Dix ans ensemble il chante en duo avec Youssou N'Dour. En novembre, il reçoit le Félix de l’interprète masculin de l’année au Québec et devient citoyen canadien, lors d’une cérémonie à la Citadelle de Québec.
Corneille devient porte-parole de la Croix-Rouge canadienne pour dénoncer la problématique des enfants-soldats, victimes des conflits en Sierra Leone, en Colombie ou au Sri Lanka. Depuis le drame qui l’a touché si directement au Rwanda, le chanteur n'est jamais retourné dans le pays où il a grandi. Pourtant, il rêve d’organiser un jour un grand concert de réconciliation et d’espoir au stade de Kigali. En attendant ex membre de O.N.E., (un groupe de R&B fondé en 1997avec deux amis originaires d’Haïti) est nommé ambassadeur de l’Unicef pour la campagne "Unissons-nous pour les enfants, contre le sida", l’artiste revient en Afrique pour la première fois depuis presque dix ans et participe au concert Africa Live en mars 2005, un événement organisé par Youssou N’Dour à Dakar et depuis « son continent » lui manque. L’enfant de Kigali né à Fribourg ne rate plus une occasion de visiter ses frères.En novembre 2005 C’est un Corneille apaisé, ayant renoué avec ses racines pour mieux aller de l’avant, qui revient avec un deuxième album intitulé "Les marchands de rêves".

KOFFI OLOMIDE ARRIVE ENFIN ! 
Après plusieurs reports le grand Mopao est annoncé du côté de la lagune Ebrié à Abidjan. Il est annoncé pour deux dates. Les vendredi 4 et samedi 5 août prochains.
Son histoire avec la Côte d’Ivoire ressemble bien à une symphonie inachevée. Pour des spectacles maintes fois annoncés et autant de fois annulés. Pour diverses raisons.
Cette année et ce mois d’août a été choisi par les organisateurs pour son come back. Mais les choses n’ont pas été faciles. Car la dernière date choisie a dû être annulée pour des problèmes de sécurité. Certaines organisations patriotiques en Côte d’ivoire ont estimé que Koffi n’était pas le bienvenu à Abidjan parce qu’il a rendu un hommage qui ne dit pas son nom aux chefs de la rébellion ivoirienne sur un titre de son dernier album.
A l’époque l’artiste avait juré la main sur le cœur qu’il avait été induit en erreur par un producteur ivoirien. Qu’avait il à prendre partie dans un conflit ivoirien qui le dépassait à la limite ?
Aujourd’hui c’est un autre producteur de spectacle qui avait d’ailleurs un contrat en souffrance avec koffi. Il a réactivé ce contrat et pense cette fois-ci avoir calmé les ardeurs.
Dans quelques jours donc on saura si tout s’est bien passé à Abidjan pour koffi et l’organisateur.


 
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